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La grève des médecins libéraux reconduite jusqu’à lundi

grogne

Le 1er novembre, entrera en vigueur une revalorisation de 1,50 euro de la consultation de base (soit 26,50 euros pour le généraliste), mais tout le monde, gouvernement compris, la reconnaît insuffisante

Bon nombre d’entre eux n’ont pas ouvert vendredi, et continuent leur mouvement jusqu’à lundi soir. Les médecins libéraux généralistes et spécialistes sont en grève à l’appel de leurs syndicats, pour réclamer une meilleure politique tarifaire. Environ les deux tiers des praticiens libéraux ont suivi le mouvement selon l’intersyndicale, une participation très variable en fonction des territoires.

« A Paris le mouvement n’est pas très suivi mais en province, énormément se sont arrêtés », a assuré Philippe Cuq, président du Bloc (syndicat de chirurgiens) et porte-parole d’une toute nouvelle « intersyndicale », qui réunit 12 organisations de professionnels ou futurs médecins. Le syndicaliste regrette de n’avoir eu « aucune nouvelle ni du ministère, ni de l’Assurance maladie ».

Les syndicats dénoncent « un mépris politique »

La grève est organisée par une intersyndicale nationale, portée notamment par les six syndicats représentatifs (Avenir Spé-Le Bloc, CSMF, MG France, FMF, SML, et UFML-S). Tous veulent défendre une profession « à bout de nerfs ». Les syndicats dénoncent un « mépris politique » de la médecine de proximité, qui dissuade les jeunes de s’installer et fait reculer la pratique libérale au profit du salariat.

Les grévistes réclamaient la reprise rapide des négociations tarifaires avec l’Assurance maladie, avec « de vrais moyens ». Le 1er novembre, entrera en vigueur une revalorisation de 1,50 euro de la consultation de base (soit 26,50 euros pour le généraliste), mais tout le monde, gouvernement compris, la reconnaît insuffisante.

L’intersyndicale fustige aussi la proposition de loi Valletoux, sur « l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels », qui sera examinée fin octobre au Sénat. Les spécialistes en particulier redoutent que ce texte ne permette de les contraindre à faire des gardes, voire d’être contraints d’aller les assurer à l’hôpital public. Le budget de l’Assurance maladie prévu pour 2024 est enfin jugé « largement insuffisant » face à la crise que traverse le système de santé, entre vieillissement de la population et pénurie exponentielle de médecins.




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