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A Belfort, deux militaires affichent des sympathies néonazies en ligne, le ministère des Armées ouvre une enquête

Le média en ligne Street Press avait révélé leurs prises de position sur les réseaux sociaux.


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Une compagnie du 35e régiment d'infanterie à Belfort, le 23 mai 2014 (illustration). (LIONEL VADAM / NCY / MAXPPP)

“Ces idéologies sont inacceptables”, a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Mathieu Pochard, commandant du 35e régiment d’infanterie de Belfort, jeudi 7 septembre. La veille, le média en ligne Street Press a révélé que deux des militaires de cette brigade affichaient une idéologie néonazie sur leurs réseaux sociaux. Titré “Drapeau nazi et appel à ‘nettoyer le pays'”, l’article a déclenché une enquête, annonce la Délégation à l’information et à la communication de la défense (Dicod).

L’un de ces militaires se vante, dans un post exhumé par le média, d’être dans un “des régiments les plus” nazis “au monde”. Il y a deux ans, un militaire de ce même régiment avait été mis en examen pour avoir fait de la propagande néonazie et avoir collectionné des armes illégalement. “Toutes les idéologies néfastes, nauséabondes, révisionnistes, extrémistes sont proscrites”, poursuit la Dicod, évoquant une dérive individuelle de la part de ces deux “très jeunes” militaires “en service”.

Le lieutenant-colonel du régiment a reçu ces deux militaires mercredi après-midi. Joint par l’AFP, il invite à la prudence. “On prendra le temps de l’enquête (…) afin de démêler le vrai du faux, pondérer ce qui doit l’être. Et sanctionner durement ce qui doit l’être aussi.” France 3 Bourgogne-Franche-Comté affirme qu’ils ont été suspendus par leur hiérarchie.



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