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A Mayotte, Elisabeth Borne dévoile de nouvelles mesures concernant l’hôpital, le logement, la prison

Eau, logement, santé, éducation, sécurité : la première ministre Elisabeth Borne a prévu d’annoncer de nombreuses mesures pour Mayotte, où elle effectue un déplacement d’une journée, vendredi 8 décembre.

Les politiques publiques sont mises au défi dans le 101e département français, qui vit une explosion démographique (selon des chiffres officieux il compterait au moins 400 000 habitants sur 374 kilomètres carrés), et cumule de lourdes difficultés. « Il faut investir pour l’avenir de ce territoire », défend-on à Matignon.

Alors que se procurer de l’eau est devenu l’obsession quotidienne des Mahorais, la distribution gratuite de bouteilles se poursuivra « aussi longtemps que nécessaire », tout comme la prise en charge par l’Etat des factures des particuliers, promet Matignon. Qui prévoit aussi une nouvelle aide pour les entreprises agricoles.

Lire le reportage : Article réservé à nos abonnés A Mayotte, les promesses en trompe-l’œil des « décasages » des bidonvilles

Le logement, dont 30 % est constitué de bidonvilles, fera l’objet d’une « opération d’intérêt national » en 2024, sur trois communes : Mamoudzou, Koungou, Dembeni. Ce cadre doit permettre à l’Etat, par le biais d’un décret début 2024, de « reprendre la main sur les permis de construire pour faire des zones d’aménagement concerté ». Le cadastre défaillant et l’indivision des propriétés représentent toutefois une difficulté majeure en matière de foncier – une ville comme Mamoudzou n’en maîtrise que 25 %. Pour reloger les expulsés, le gouvernement veut multiplier les toutes petites structures de 35 mètres carrés jugées « adaptées aux familles monoparentales ». En 2023, l’opération Wuambushu a permis de détruire 700 habitats informels, mais toutes les familles n’acceptent pas les solutions de relogement provisoires proposées.

Attirer des médecins hospitaliers

Mme Borne confirme que 150 millions d’euros seront alloués au département au titre de l’aide sociale à l’enfance, de la protection maternelle et infantile, et des transports.

Le plan de modernisation du centre hospitalier de Mayotte est validé, à hauteur de 242 millions d’euros d’investissements, tout comme la future construction d’un deuxième hôpital. Le problème demeure celui des ressources humaines, déjà insuffisantes. Pour attirer des médecins hospitaliers de l’Hexagone, l’indemnité particulière d’exercice sera augmentée de 50 % (soit 22 000 euros pour un début de carrière) et la prime annuelle des personnels passera de 1 200 euros à 1 800 euros « dès janvier 2024 ». Deux instituts de formation en soins infirmiers seront ouverts pour recruter des professionnels mahorais sur place.

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