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Affaire Grégory : “Prochaine victime, Monique”, trahi par son ADN, l’un des corbeaux a été identifié par la justice

Qui a tué le petit Grégory Villemin, retrouvé sans vie le 16 octobre 1984 dans la Vologne ? Si cette question reste en suspens, la justice est parvenue à identifier un des corbeaux. 

C’est une affaire qui a glacé la France entière. Le 16 octobre 1984, le corps de Grégory Villemin, 4 ans, a été retrouvé pieds et mains liés dans les eaux de la Vologne (Vosges), à quelques kilomètres du domicile de ses parents. Près de quarante ans après les faits, cette affaire criminelle aux multiples rebondissements passionne toujours la France et continue de mobiliser les enquêteurs. En effet, comme l’a rapporté Me Thierry Moser, l’un des avocats de Christine et Jean-Marie Villemin, les parents de la victime, des “experts travaillent dans le silence”. 

39 ans plus tard, l’un des corbeaux a pu être identifié par la justice, d’après une information de Marianne. Selon nos confrères, il s’agirait d’une Guadeloupéenne qui était basée à Paris au moment où elle a envoyé sa lettre dans les années 80. Cette dernière a reconnu les faits lors de son audition et a affirmé ne rien avoir avec cette affaire. 

 “Je vous ferai à nouveau votre peau à la famille Villemain (…) Prochaine victime, Monique”, avait-elle déclaré dans une lettre envoyée anonymement, le 24 juillet 1985, à Monique et Albert, les grands-parents du petit Grégory. Jusque-là, aucun corbeau n’avait pour le moment été identifié ou condamné. 

Dans le cas présent, c’est en comparant les empreintes ADN qui ont été retrouvées avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques FNAEG que le nom de la femme est sorti en début d’année 2021. Elle est notamment connue pour des faits d’escroquerie. “Cela prouve qu’on a eu raison de croire en ces expertises ADN, se réjouit auprès de nos confrères Me Christine Chastant-Morand, avocate des parents de Grégory. Tant d’années après, on s’aperçoit que l’espoir sur l’ADN est fondé. Avec les avancées de la science, le temps peut nous aider. Jean-Marie et Christine Villemin ont eu raison d’y croire et de poursuivre.”

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