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Haute-Loire. Après la grêle, Saint-Romain-Lachalm panse à nouveau ses plaies

Ce vendredi après-midi au moment de l’installation des producteurs sur le marché, un énorme orage de grêle a balayé l’est du département, n’épargnant pas Saint-Romain-Lachalm. Il a fait des gros dégâts au niveau des habitations, des voitures et des exploitations agricoles. Dans le lieu-dit de Montchouvet, tous les toits ou presque sont occupés par les habitants, avec comme mission de remplacer les tuiles cassées. «On s’est arrêté à 3 heures du matin hier, lance Henri du haut de son toit. J’ai dû changer au moins 200 tuiles.» Bilan presque similaire pour Ludovic: «J’ai à vue d’œil 150 tuiles à remplacer, heureusement que j’en avais en stock, sinon j’aurais eu des gros dégâts avec la pluie à venir.» Pour Jean-Paul Guillaumond par contre, ce n’est pas des tuiles mais tout son toit en tôle qu’il faut remplacer. «L’année dernière, je n’avais eu que deux trous, j’ai pu les reboucher mais là je suis bon pour tout refaire.» Heureusement pour le retraité, il a pu compter sur l’aide des sapeurs pompiers, pour l’aider à mettre une bâche sur son foin, pour ne pas qu’il soit mouillé.

«Cette fois, on ne fera pas de travaux»

Des dégâts constatés par tous les San-Roumis, et une lassitude chez Christian et Béatrice, encore victime de cet évènement climatique. «On avait déjà eu de la casse sur notre véranda l’an passé, ça avait pris beaucoup de temps pour trouver un artisan et se faire rembourser, donc cette fois, même si c’est abîmé, on laisse comme ça.» Un discours répandu et partagé par Patrick, constatant la violence de l’épisode de grêle: «Mon jardin est fichu, j’ai deux tables de jardin complètement troué, et mon pare-brise arrière détruit. L’an passé, je n’avais pas remis mes moustiquaires car la franchise était trop élevée, là je vais voir mais je ne vais pas tout changer.» Le maire de la commune, Jean-Michel Poinas a vu les conséquences ce samedi matin et s’il souligne «la solidarité» de ses concitoyens, il remarque: «que les grêlons faisaient tout le tour de la main. Les toitures, les terrains agricoles ont été durement touché. Ça fait trois fois en deux ans, certains n’avaient pas encore réparé les stigmates de la première grêle.»

À la carrosserie, les propriétaires de voitures affluent samedi matin

Ce samedi matin, au lendemain de l’impressionnant phénomène, l’heure est aux réparations.

« C’est la deuxième année consécutive que la grêle fait des dégâts importants dans la commune, après l’épisode de mai 2022. Au-delà des tuiles cassées, il y a aussi les voitures impactées par les grêlons et les pare-brise étoilés ou cassés. Il y a des dégâts sans doute pour plusieurs milliers d’euros », commente une personne rencontrée dans la rue, en montrant sur son téléphone des photos de grêlons de la taille d’une balle de tennis.

Les jardins sont détruits. Une usine a subi de gros dégâts matériels. Un peu plus loin, d’autres San-Roumis sont également bien occupés dans leurs propriétés. À la carrosserie Durieux, comme l’an dernier, les propriétaires de voitures affluent en masse, soit pour des cabosses, soit pour des pare-brise fissurés.

Certaines personnes ont eu du courage. Après la tempête, elles sont allées aider les voisins, comme Amine qui enlevait les feuilles des bouches d’égout pour laisser l’eau s’écouler et éviter d’inonder les caves voisines. Cet habitant a aussi fait le tour de ses voisins pour vérifier les toits. L’heure est à la réparation des dégâts.

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