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Attaque d’Arras: un concentré des failles migratoires françaises

Façade de l’établissement scolaire Gambetta à Arras. DENIS CHARLET / AFP

Le tueur présumé, Mohammed Mogouchkov, avait vu ses demandes d’asile refusées en 2021 et 2022. Arrivé en France avant l’âge de 13 ans, il était et demeure inexpulsable. Sa famille elle-même avait échappé à l’éloignement en 2014.

Le drame d’Arras remet en perspective certaines faiblesses de l’État de droit en matière migratoire. Car le tueur présumé du lycée Gambetta, dans cette ville du Pas-de-Calais, bénéficiait manifestement de failles inscrites dans la loi française. Une anomalie que le gouvernement tente, à tout prix, de corriger.

Mohammed Mogouchkov avait ainsi fait une demande de réexamen de sa demande d’asile le 5 mars 2021. Elle avait d’abord été rejetée, considérée comme irrecevable par une décision de l’Office français pour les réfugiés et les apatrides (Ofpra) en date du 25 mars 2021.

L’intéressé a aussitôt saisi en appel la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), dès le 23 avril 2021. Une demande rejetée le 16 août 2022. L’on pourrait se dire qu’un indésirable étranger de 20 ans se voyant refuser définitivement une protection internationale n’a plus qu’à s’en aller. Seulement voilà : Mohammed Mogouchkov est arrivé en France avant l’âge de 13 ans. Et dans ce cas, il est assuré de rester dans le Pays…

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