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Au procès de Monique Olivier, les deux maisons d’Estelle Mouzin fracassées par le crime

A la barre

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Depuis fin novembre, l’ex-femme du tueur en série Michel Fourniret est jugée notamment pour le meurtre de la fillette en 2003. Ce mercredi 6 décembre, les membres de la famille de la victime se sont succédé à la barre pour raconter vingt ans de chagrin et de culpabilité.

Pendant vingt ans, la même photo s’est affichée dans la presse, celle d’une fillette figée pour l’éternité dans son pull-over rouge. Estelle Mouzin, 9 ans, était la disparue la plus médiatique de France. Elle était un cold case. Elle était un mystère. Elle était cette sempiternelle question : qui l’a enlevée sur le chemin de l’école le 9 janvier 2003 ? Ce mercredi 6 décembre, à la cour d’assises des Hauts-de-Seine, Estelle Mouzin est redevenue une petite fille. Plus précisément, la dernière d’une famille recomposée. Les uns après les autres, ceux qui l’aiment se sont succédé à la barre, tenant entre leurs mains un témoignage soigneusement préparé, tentant, entre leurs larmes, de raconter deux décennies d’abord à ne rien savoir, ensuite à trop connaître. A culpabiliser aussi, à essayer de vivre, à ne pas très bien y arriver, à essayer de dormir, à ne pas très bien y arriver non plus. Ils ont inondé cette salle en marbre de tellement de délicatesse et d’intelligence que même l’accusée Monique Olivier, 75 ans, difficilement submersible, a semblé ployer un peu. Sans pour autant vaciller même quand ils ont rappelé

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