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Avant le Complément d’enquête sur Chikirou, Bompard s’en prend au travail des journalistes

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Présent sur le plateau de Public Sénat à quelques heures de la diffusion du « Complément d’enquête » sur sa collègue Sophia Chikirou, l’Insoumis Manuel Bompard s’en est pris au travail des journalistes.

POLITIQUE – Manuel Bompard ne regardera pas, ce jeudi 5 octobre, le « Complément d’Enquête » consacré à Sophia Chikirou. Au matin de la diffusion, le député des Bouches-du-Rhône, cadre de la France Insoumise, l’a clamé sur le plateau de Public Sénat, fustigeant les diverses révélations de la presse sur sa collègue. Cette dernière, députée de Paris, se retrouve ces jours-ci au cœur d’une tempête médiatique pour sa gestion et son management de sa société de communication Mediascop et de la webTV Le Média qu’elle a co-fondée.

« Le match de l’OM sera plus intéressant » que l’émission diffusée sur France 2, a ainsi taclé Manuel Bompard sur Public Sénat. Comme on l’apprend dans une séquence déjà mise en ligne, Sophia Chikirou est notamment accusée d’avoir employé une insulte homophobe – « tafioles de merde » – pour qualifier dans un SMS les membres de la rédaction du Média qui souhaitaient rédiger un communiqué concernant une fausse information diffusée à l’antenne.

En parallèle, le journal Le Monde a révélé mardi 3 octobre que celle qui était la responsable de la communication de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017 devrait être prochainement entendue par un juge en vue d’une éventuelle mise en examen pour « escroquerie aggravée ». La justice soupçonne sa société de conseil en communication d’avoir surfacturé certaines prestations, ce que nie l’élue de 44 ans, connue pour son franc-parler. « Selon une expertise judiciaire consultée par Le Monde, Sophia Chikirou s’est versée à elle-même la quasi-totalité des bénéfices de la campagne de 2017 en primes et dividendes », écrivent encore nos confrères.

« C’est complètement faux », réplique Manuel Bompard. « Le journal Le Monde aurait pu faire son travail au lieu d’écrire de fausses informations », ajoute-t-il en invitant à se référer aux déclarations de Sophia Chikirou à la Haute autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP). « Je les aide : www.hatvp.fr. Ensuite vous avez un bandeau, vous pouvez faire recherche, vous tapez Sophia Chikirou, vous allez tomber sur un tableau où elle déclare l’ensemble de ses revenus. Faites votre travail sérieusement s’il vous plaît », tance encore le coordinateur des espaces LFI.

Chikirou victime d’une « cabale médiatique »

Selon lui, « Sophie Chikirou a touché entre 4 000 et 4 500 euros par mois pendant la campagne présidentielle » et il n’y a eu « aucune surfacturation ». Manuel Bompard dément également tout reversement du surplus au profit de l’intéressée et dit ne pas avoir été informée d’une éventuelle mise en examen. « Je ne sais pas comment ils le savent parce qu’en tout cas, aucun d’entre nous qui avons été mis en cause n’avons été informé de cela », déclare-t-il en estimant qu’il y a « beaucoup de choses fausses » dans l’article du Monde.

Le député des Bouches-du-Rhône va même jusqu’à dénoncer une « cabale médiatique organisée » – dans une rhétorique chère à la mélenchonie – et « une volonté de nuire » teintée de « sexisme » à l’égard « de femmes qui ont du caractère au sein de LFI ».

Ce, alors que la même Sophia Chikirou fait aussi l’objet de dénonciation d’anciens collègues pour ses méthodes de travail. Auprès de franceinfo, une collaboratrice du Média a dépeint une « une ambiance générale de violence, d’agression verbale ». « On l’entendait souvent hurler, elle n’a jamais caché à qui que ce soit sa violence », raconte-t-elle. Sur Public Sénat, Manuel Bompard botte en touche. « Moi je ne conteste pas » les pratiques de Sophia Chikirou. « Ça a été un maillon très important des campagnes présidentielles », fait-il valoir, sans que cela ne puisse justifier les critiques adressées à la députée de Paris.

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