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Botulisme à Bordeaux : le parquet ouvre une enquête, la victime autopsiée

Le parquet de Bordeaux a ainsi confirmé l’ouverture d’une « enquête en préliminaire des chefs de blessures involontaires, d’homicide involontaire, de mise sur le marché de denrées préjudiciables et de vente de denrées corrompues ou toxiques ». L’enquête a été confiée conjointement à la direction zonale de la police judiciaire pour le Sud-Ouest, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la Gironde.

Les peines encourues vont de trois à cinq ans de prison et de 45 000 euros à 60 000 euros d’amendes, en fonction des qualifications retenues. Toujours au volet judiciaire, une autopsie de la jeune trentenaire décédée à Paris mardi a été menée ce vendredi 15 septembre. Les résultats seront connus en début de semaine prochaine. Mais d’ores et déjà, il est établi qu’elle était de nationalité grecque et qu’elle venait juste de se marier. Son mari, de nationalité irlandaise, est toujours hospitalisé.

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Réanimation

Ce vendredi, Santé publique France a annoncé que la bactérie en cause a été retrouvée dans les aliments suspectés. Plus précisément, les résultats de l’Institut Pasteur ont confirmé la présence d’un botulisme de type B. Comme nous l’a confirmé vendredi soir un infectiologue de Santé publique France, cela signifie que la contamination a pu venir soit « d’un condiment lié à la préparation du plat de sardines », soit d’une manipulation extérieure, comme « des mains sales qui auraient touché la préparation du plat ». La contamination étant ensuite développée et amplifiée dans le plat par la mauvaise stérilisation de ces conserves – celle-ci ne faisant aucun doute. Les investigations de la DDPP l’ont confirmé : le processus de conservation n’était pas maîtrisé.

Alors qu’un botulisme de type E a été détecté dans certaines analyses sanguines, il pourrait d’agir de résultats préliminaires qui demandaient à être confirmés. Une certitude, ce botulisme de type B a été retrouvé à la fois dans le plat incriminé et dans les analyses sanguines de plusieurs personnes intoxiquées. Si l’ensemble des échantillons n’est pas encore analysé, la concordance entre le plat et les victimes est néanmoins établie.

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