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Ce cadeau de Javier Milei à Macron, avec supplément juron, ne passe pas inaperçu

Ce cadeau échangé entre Macron et Javier Milei, supplément juron, ne passe pas inaperçu
LUDOVIC MARIN / AFP Ce cadeau échangé entre Macron et Javier Milei, supplément juron, ne passe pas inaperçu

LUDOVIC MARIN / AFP

Ce cadeau échangé entre Macron et Javier Milei, supplément juron, ne passe pas inaperçu

POLITIQUE – La diplomatie du maillot. Et du juron ? Le président élu argentin Javier Milei, qui doit être investi à Buenos Aires ce dimanche 10 décembre a publié vendredi 8 sur les réseaux sociaux une photo d’Emmanuel Macron posant avec le maillot de son équipe de foot favorite, Boca Juniors.

« Merci beaucoup pour votre photo avec le maillot de Boca Juniors avec mon slogan ’Vive la liberté putain’ », salue ainsi l’économiste ultralibéral et antisystème, élu notamment sur la promesse de « dollariser l’économie » pour en finir avec l’inflation terrible qui sévit dans le pays (143 % sur un an).

Sur la photo mise en ligne par Javier Milei, on voit effectivement le président de la République française un pouce en l’air, en train de tenir la tunique du club de Buenos Aires sur laquelle est inscrit l’un des slogans de Javier Milei. Une coutume certes habituelle entre deux dirigeants. Mais qui suscite certaines critiques en France, notamment au regard du pedigree du nouvel homme fort d’Argentine.

« Agent publicitaire du populiste ultralibéral »

Pour le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure, Emmanuel Macron se mue ainsi « en agent publicitaire du populiste ultralibéral Javier Milei » avec une telle photo. « Chapeau l’artiste », fustige de son côté le député insoumis Rodrigo Arenas, pour qui le chef de l’État se pose en « soutien de Milei qui veut privatiser les biens communs, la vente des organes humains, délibérément raciste, misogyne et homophobe, militant climatosceptique ».

Mêmes critiques chez son collègue insoumis Thomas Portes, lequel dépeint le président de la République en « marchepied de l’extrême droite », un procès récurrent fait par la gauche au locataire de l’Élysée. « Macron n’aura pas eu mot pour Federico Martin Aramburu, joueur de rugby argentin assassiné par des militants d’extrême droite à Paris, mais il prend la pose avec un maillot de Boca Juniors signé par le président d’extrême droite argentin », fait remarquer le député insoumis de Seine-Saint-Denis.

Selon nos informations, c’est bien Javier Milei qui a fait parvenir le maillot à l’Élysée avant qu’Emmanuel Macron ne prenne la pose, puis que l’Argentin publie la photo. Sans hésitation du côté du président français ? Son entourage tend ce samedi à banaliser l’échange de bon procédé, en s’appuyant sur le fait que la mention écrite sur le maillot correspond au slogan du nouveau président argentin. Rien de plus, rien de moins. Juron ou non.

Derrière ces mots, et cette interjection familière très populaire dans les pays hispanophones – que l’on pourrait rapprocher de « bordel » ou « putain » en France – l’économiste de 53 ans aux postures d’extrême droite prévoit un traitement de choc pour son pays : couper sévèrement dans la dépense publique, d’où la tronçonneuse qu’il a régulièrement brandie lors de la campagne, organiser un référendum sur le droit à l’avortement, autoriser la vente d’armes ou la vente d’organe, et empêcher le travail de mémoire portant sur les crimes commis par la dictature des années 1960-1970.

Trois semaines après avoir remporté le second tour de la présidentielle, Javier Milei sera investi dimanche, au cours d’une cérémonie à Buenos Aires. Nombreux dirigeants seront présents, mais pas Emmanuel Macron. Selon Le Parisien, la France avait prévu d’envoyer son ambassadeur sur place, avant finalement de confier la mission de représentation au ministre de la Fonction publique Stanislas Guérini. Mais sans le maillot de Boca.

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