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Botulisme à Bordeaux : le patron du Tchin-Tchin Wine Bar en garde à vue

Le patron d’un restaurant de Bordeaux a été placé en garde à vue, mardi 5 décembre, dans l’enquête ouverte en septembre au sujet de 15 cas de botulisme, dont un mortel, liés à des sardines en conserve, a-t-on appris auprès du parquet.

Il s’agit du gérant du bar à vin Tchin-Tchin Wine Bar, situé dans le centre de Bordeaux, a précisé à l’Agence France-Presse la procureure de la République, Frédérique Porterie, confirmant des informations du Parisien. Le parquet a ajouté qu’il communiquerait, mercredi, à l’issue de la garde à vue.

Cette interpellation a lieu dans l’enquête pour « homicide et blessures involontaires », « mise sur le marché de denrées préjudiciables à la santé » et « vente de denrées corrompues ou toxiques » qui avait été ouverte, à la mi-septembre, après plusieurs cas de botulisme parmi les clients de cet établissement prisé des touristes.

Lire aussi : Botulisme : quatre questions pour comprendre l’affection neurologique ayant touché une douzaine de personnes

Quinze clients identifiés

L’enquête préliminaire a été confiée à la police judiciaire, à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et à la direction départementale de la protection des populations. Les peines encourues, selon les chefs visés, oscillent entre deux et cinq ans de prison et 45 000 à 600 000 euros d’amende.

Au total, quinze clients du restaurant incriminé, dont certains de nationalité américaine, canadienne, irlandaise, grecque, britannique et allemande, avaient été identifiés comme « cas suspects de botulisme ». Une femme de 32 ans est morte à son domicile à Paris après s’être présentée dans des hôpitaux, selon le parquet.

Toutes ces personnes ont en commun d’avoir mangé des sardines en conserve de fabrication artisanale dans ce restaurant entre le 4 et le 10 septembre à Bordeaux, ville qui accueillait alors deux premiers matchs du Mondial 2023 de rugby (Irlande-Roumanie et Pays de Galles-Fidji).

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’enquête française a permis de déterminer, grâce aux reçus des cartes de crédit, qu’environ 25 personnes avaient été exposées, c’est-à-dire qu’elles ont probablement consommé la denrée alimentaire suspecte.

Le botulisme est une affection neurologique rare et grave, mortelle dans 5 % à 10 % des cas et provoquée par une toxine très puissante, produite par une bactérie qui se développe notamment dans les aliments mal conservés, faute de stérilisation suffisante.

Elle engendre des problèmes oculaires (vision double), un défaut de déglutition et dans les formes avancées, une paralysie des muscles, notamment respiratoires, qui peut conduire à la mort.

Le Monde avec AFP

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