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Ce que l’on sait de l’atterrissage d’urgence d’un petit avion qui a fait trois blessés à Villejuif

Les trois passagers de l’aéronef ont été pris en charge par les secours en urgence absolue, mais leur pronostic vital n’est pas engagé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident.

Un petit avion a atterri en urgence en pleine ville ce lundi 4 décembre à Villejuif, dans le Val-de-Marne. L’appareil, vraisemblablement touché par une importante panne, s’est endommagé en atterrissant, et ses trois occupants ont été blessés. Leurs jours ne sont toutefois pas en danger. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

· Un atterrissage en urgence

Vers 17h15 ce lundi, un petit aéronef a dû atterrir en urgence en pleine ville. L’appareil effectuait un vol de formation de Rouen en direction des Yvelines, indique l’AFP.

Selon les témoins de la scène, l’appareil a essayé d’atterrir dans le jardin des parties communes entre deux immeubles situés au niveau du boulevard Maxime-Gorki.

“Il s’est raté, et une aile a heurté un appartement au rez-de-chaussée, et il a fini sa course dans le mur qui délimite la copropriété”, raconte Steve, un habitant de l’un des immeubles, à BFM Paris Île-de-France.

Plusieurs témoins de la scène font état d’un “grand bruit” lors de l’atterrissage de l’avion.

“J’étais en train de fumer ma cigarette à la fenêtre de ma cuisine, et là, j’aperçois dans le ciel un avion qui descend très lentement, mais vraiment très, très bas, qui rase mon jardin”, raconte-t-il à BFM Paris Île-de-France. “Et dix secondes plus tard, on entend un petit boum. (…) Apparemment, il s’est un peu coupé en s’écrasant.”

Quelques débris de l’avion ont été dispersés lors de son atterrissage: une partie a atterri sur le toit des box de l’un des immeubles, et des objets ont également atteint un appartement se trouvant au rez-de-chaussée.

· Trois personnes blessées

Les trois personnes qui se trouvaient dans l’avion ont été blessées. Elles ont été prises en charge en urgence absolue par les secours. Le préfet du Val-de-Marne assurait toutefois dans la soirée que leur pronostic vital n’était pas engagé.

Parmi les blessés se trouvait notamment le pilote de l’avion qui, selon un témoin, a été touché au niveau de la tête. “La cabine s’est retournée, et j’ai vu le pilote, je suppose que c’était lui (…) Il saignait au niveau du crâne”, rapporte-t-il.

Les habitants des immeubles se disent rassurés de savoir que l’accident n’a pas fait de morts. Un “miracle”, selon Gérard Feldzer, président d’Aviation sans frontières. “Il est rare qu’on puisse voir un avion qui ne fait pas de morts, ni sur terre ni dans l’avion, se poser en pleine ville (…) Il faut avoir à la fois de l’adresse, et à la fois beaucoup de chance”, a-t-il déclaré.

Les victimes du crash de l’avion ont été transportées vers les hôpitaux parisiens, indique le lieutenant-colonel David, Officier de communication de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

· Prévenir un éventuel départ de feu

En parallèle de l’assistance aux personnes blessées, une centaine de sapeurs-pompiers ont également été mobilisés une grande partie de la soirée pour empêcher tout départ de feu causé par l’atterrissage de l’avion.

“L’objectif était de prévenir le départ d’un feu, qui n’a pas eu lieu. L’avion s’est crashé sans départ de feu, sans flamme. La brigade, pour anticiper un éventuel départ de feu, a fait un tapis de mousse pour noyer le kérosène et empêcher un départ de feu”, poursuit le lieutenant-colonel David.

Si l’avion a en effet touché un appartement du rez-de-chaussée lorsqu’il a fini sa course dans la cour, aucun dégât n’a été engendré dans les immeubles alentours.

“Actuellement, le risque bâtimentaire est écarté. C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu d’infrastructure endommagée par le crash de cet aéronef”, explique le lieutenant-colonel.

Des recherches ont été effectuées dans un périmètre d’une centaine de mètres autour du lieu du crash pour s’assurer qu’il n’y avait aucun autre objet ou débris tombé de l’appareil. Les pompiers restaient encore mobilisés dans la soirée pour s’assurer “qu’il n’y a plus aucun danger dans la zone de l’avion”.

· Une enquête ouverte

Une enquête a été ouverte au Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) et doit permettre de déterminer les circonstances de l’accident.

Sur X (anciennement Twitter), le ministre des Transports Clément Beaune évoque une “défaillance moteur de l’avion”. Gérard Feldzer estime lui aussi que l’accident ne peut être dû qu’à une “panne majeure”.

“Si c’est un bimoteur (…) s’il vous reste un moteur sur les deux, vous pouvez prolonger et choisir votre terrain d’atterrissage. Mais choisir un terrain d’atterrissage qui fait au minimum 500-600 mètres sur les avions légers comme celui-là, c’est pas évident à trouver”, explique-t-il à BFM Paris Île-de-France.

L’enquête du BEA doit ainsi permettre de reconstituer le vol de l’appareil, et de déterminer l’origine de la panne.

Maxime Cliet Ruzza avec Laurène Rocheteau

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