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Deux personnes mises en examen pour apologie publique de crime ou délit, après des tags de croix gammées à Paris

Deux membres d’un groupe de treize personnes interpellées samedi soir pour avoir tagué des croix gammées à Paris ont été mises en examen mardi pour apologie publique de crime ou délit, a appris l’Agence France-Presse de source judiciaire, mercredi 29 novembre.

Ces treize personnes, nées entre 1992 et 2003, avaient été arrêtées puis placées en garde à vue samedi. Parmi elles, sept sont fichées « S » d’ultradroite, a précisé une source policière, et trois sont « déjà connues pour des faits similaires [d’apologie publique de crime ou délit] », selon le parquet. Elles étaient soupçonnées d’avoir tagué des croix gammées au sol, dans le 17e arrondissement de la capitale, à hauteur de l’ancienne voie de chemin de fer, près de la place de Wagram.

Mardi, le parquet a précisé que neuf de ces treize personnes avaient été présentées devant un juge d’instruction. Mercredi, une source judiciaire a rapporté qu’une de ces personnes avait été mise en examen pour dégradation ou détérioration légère en réunion, refus de remettre aux autorités judiciaires la convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie, apologie publique de crime ou délit. Une autre de ces personnes a été mise en examen pour dégradation ou détérioration légère en réunion et apologie publique de crime ou délit.

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Des membres de l’ultradroite et des hooligans

Selon la source judiciaire, six autres personnes ont été mises en examen, seulement pour refus de remettre aux autorités judiciaires le code de leur téléphone portable. Toujours de même source, ces huit personnes ont été placées sous contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction de contact entre eux, de détention ou de port d’arme, et obligation de pointage pour trois d’entre eux. La neuvième personne présentée mardi à la justice a été placée sous le statut de témoin assisté par le magistrat instructeur.

Concernant les quatre autres personnes initialement placées en garde à vue, deux ont été laissées libres sans poursuite à ce stade. Les deux autres ont été placées en retenue à l’issue de la garde à vue pour violation d’une interdiction de contact qui leur était imposée dans le cadre d’un contrôle judiciaire dans une autre procédure, selon la source judiciaire.

Selon une source policière, il y a parmi les treize mis en cause deux profils : des membres de l’ultradroite et des hooligans. Parmi les quatre ou cinq gros tags constatés : des croix gammées ou l’inscription « KOB », en référence au Kop of Boulogne, un groupe de supporteurs ultras du Paris Saint-Germain, avec la lettre O en forme de croix celtique.

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Le Monde avec AFP

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