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DIRECT. Budget 2024 : “Nous ne pouvons pas garder un niveau de dette si élevé”, juge Bruno Le Maire

Pas de baisse générale d’impôts, une volonté de verdir l’économie et des tentatives pour préserver le pouvoir d’achat des ménages. Le gouvernement présente en Conseil des ministres, mercredi 27 septembre, ses deux textes budgétaires pour 2024 : son projet de loi de finances (PLF) et son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). 

Avec une perspective de croissance revue à la baisse pour l’année prochaine, à 1,4% au lieu de 1,6%, le ministre de l’Economie table sur 16 milliards d’euros d’économies, dont 10 milliards liés à la fin progressive du bouclier tarifaire sur l’énergie. “Nous ne pouvons pas garder un niveau de dette si élevé [elle s’établit à 3 013,4 milliards d’euros selon l’Insee], a jugé Bruno Le Maire, lors d’un point presse avec les journalistes avant le Conseil des ministres. Suivez le détail des annonces dans notre direct.

Un effort pour l’écologie. Dans la lignée de la “planification écologique” détaillée par Emmanuel Macron lundi, l’Etat engagera sept milliards d’euros supplémentaires dans la transition écologique en 2024. Cette enveloppe permettra notamment de financer l’augmentation de 1,6 milliard d’euros des moyens alloués à MaPrimeRénov’, une aide à la rénovation énergétique des logements.

Les baisses d’impôts attendront. Le gouvernement avait promis la suppression totale en 2024 de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production pesant sur les entreprises. Cette disparition s’étalera finalement sur quatre ans. Les ménages des classes moyennes, eux, attendront 2025 pour commencer à bénéficier des baisses d’impôts de 2 milliards d’euros promise en mai par Emmanuel Macron.

Maîtriser les dépenses de santé. Du côté du PLFSS, “on ne va pas baisser les dépenses de santé”, mais “il faut qu’elles augmentent moins vite”, a récemment averti le ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave. Le gouvernement envisage un doublement de la franchise médicale sur les boîtes de médicaments, de 50 centimes à un euro.

Un examen au Parlement à partir d’octobre. Une fois adoptés en Conseil des ministres, les deux textes seront examinés par l’Assemblée nationale courant octobre, puis par le Sénat. La Première ministre a déjà reconnu qu’elle devrait “certainement” recourir à l’article 49.3. A l’automne 2022, Elisabeth Borne avait dégainé à dix reprises cette arme constitutionnelle sur le PLF et le PLFSS.



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