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Migrants à Lampedusa : Gérald Darmanin se rendra en Italie “dans les prochains jours”, annonce l’Elysée

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se rendra “dans les prochains jours” en Italie pour y rencontrer son homologue Matteo Piantedosi, alors que des milliers de migrants sont arrivés cette semaine à Lampedusa, a annoncé samedi 16 septembre l’Elysée après une conversation téléphonique entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni. Le chef de l’Etat et la cheffe du gouvernement italien se sont engagés lors de leur entretien à “renforcer la coopération au niveau européen (…) pour trouver des solutions efficaces, immédiates et de plus long terme à cette crise”, a précisé l’Elysée. Ce direct est désormais terminé. 

  Le ministre de l’Intérieur s’entretient avec ses homologues. Gérald Darmanin s’est lui entretenu par téléphone avec les ministres de l’Intérieur italien et allemand, samedi, au sujet de l’arrivée de milliers de migrants sur l’île en début de semaine, selon le ministère de l’Intérieur. L’Allemagne avait annoncé son intention de ne plus accepter de réfugiés provenant d’Italie, accusant Rome de ne pas respecter les accords européens sur la question. “L’heure est d’abord à la solidarité avec l’Italie, à la mobilisation aussi de l’Union européenne”, a de son côté déclaré Elisabeth Borne sur BFMTV. 

 Von der Leyen va se rendre sur l’île. La présidente de la Commission européenne a annoncé un déplacement à Lampedusa dimanche, en compagnie de la Première ministre italienne Giorgia Meloni. La dirigeante d’extrême droite avait invité la cheffe de l’exécutif européen, dénonçant une pression migratoire “insoutenable” pour l’Italie.

Un afflux presque inédit. Entre lundi et mercredi, environ 8 500 personnes sont arrivées à bord de 199 bateaux, selon les chiffres de l’agence des Nations unies pour les migrations. C’est davantage que la population habituelle de l’île, dont le centre d’accueil compte moins de 400 places. Vendredi, plusieurs milliers d’exilés ont été transférés vers la Sicile.

Les Européens ne doivent “pas laisser l’Italie seule face à ce qu’elle vit”, avait déclaré le président de la République vendredi, appelant à “la responsabilité de l’Union européenne tout entière”. Il avait également pointé les “limites” des “approches strictement nationalistes”.



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