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Disparition de Mélodie : pourquoi les enquêteurs s’interrogent sur l’étonnant train de vie du couple ?

Cela fait un mois que Mélodie n’a pas donné signe de vie. Le 3 novembre dernier, l’esthéticienne de 34 ans et mère de deux enfants, avait été aperçu pour la dernière fois, quittant son logement vers 18 heures, dans le IVe arrondissement de Marseille. Son téléphone aurait ensuite borné une dernière fois à 19 h 30 dans le XIe arrondissement de la cité phocéenne.

Elle serait montée à bord d’un véhicule

D’après les images de vidéosurveillance récupérées par son compagnon, la jeune femme était vêtue de noir et portait des claquettes lorsqu’elle a quitté son domicile. 

Pour son Me Mathilde Dumoulin, avocate du conjoint de Mélodie, cela ne colle pas : “Pour une femme toujours très apprêtée comme elle, ces éléments ne correspondent pas avec l’idée d’un départ de son domicile. Cela donne plutôt l’impression que Mélodie avait l’intention d’aller voir une voisine ou de faire une course à proximité.”

La trentenaire serait également partie avec l’un de ses téléphones portables mais sans ses deux passeports français et cap-verdien et sans sa carte bancaire. Selon le témoignage d’un voisin recueilli par le Parisien, Mélodie serait ensuite montée à bord d’un véhicule, “un modèle assez ancien”, qui se serait dirigé en direction du boulevard.

La disparition n’avait été signalée que trois jours plus tard

Sa disparition, n’avait été signalée par son mari, Pearl Rocha, que trois jours plus tard, le 6 novembre. “Au tout début, j’ai pensé qu’elle avait eu besoin de se retrouver seule, de prendre un peu de recul”, a-t-il expliqué au Parisien, le 24 novembre dernier. La jeune femme venait en effet de passer deux semaines au Cap-Vert pour les obsèques de sa mère : “Dans ces moments-là, c’est toujours compliqué” a expliqué Pearl.

Sur le plateau de TPMP il précisera que “c’est en voyant les heures passer dans la soirée et dans la nuit que j’ai commencé à me dire que ce n’était pas normal”. Il aurait alors fait la tournée des hôpitaux pour retrouver sa femme et même pensé à une hypothétique garde à vue.  

C’est le dimanche qu’il aurait “commencé à paniquer” car “les enfants allaient reprendre l’école le lendemain”. Le lundi 6 novembre Pearl Rocha ira enfin signaler la disparition de sa conjointe car : “On m’avait dit que cela ne servait à rien avant un délai de 48 heures”, s’est-il défendu plusieurs fois. Une semaine s’écoulera avant que la police n’ouvre enfin une enquête pour “disparition inquiétante”.

“Pearl ne livre pas que des sushis”

Le 17 novembre, une information judiciaire pour “arrestation, détention et séquestration arbitraires ” sera ouverte. Et la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire marseillaise, à qui est confiée l’affaire, va alors relever plusieurs choses.

D’abord, que le conjoint de la disparue aurait une double vie professionnelle. La journée, il est employé chez un grossiste alimentaire et le soir, il est livreur. Une de ses connaissances déclarera même que : “Pearl ne livre pas que des sushis”. Celle-ci assurera que le trentenaire lui aurait livré de l’herbe encore début novembre.

Il est vrai que Pearl Rocha a quelques antécédents judiciaires pour des “petites” affaires de trafic de stupéfiants, dans lesquelles il aurait été relaxé. Une source proche de l’enquête confirmera cette information. Certains évoqueront même que la disparition de la jeune femme pourrait être liée à un possible règlement de compte. Mais son mari n’a reçu aucune demande de rançon.

Un train de vie “intriguant”

Titulaire d’une formation d’esthéticienne, Mélodie elle, était sans emploi et voulait ouvrir un salon de beauté. Mais avec quel argent ? s’interroge le Parisien.

Pour les enquêteurs, le train de vie du couple serait “sans rapport avec ses revenus officiels” et constituerait donc une piste à étudier. Au début du mois d’octobre, Pearl et Mélodie auraient effectué un voyage en jet privé en Suisse pour fêter leurs 14 ans de vie commune. La disparue avait alors partagé une vidéo sur les réseaux sociaux.

Cela aurait-il suscité des jalousies ? Ou s’agit-il d’un contentieux personnel ? Rien n’est moins sûr.

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