Business

Dominique de Villepin antisémite ? Un mauvais procès permis par ses mots maladroits

Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen

Article réservé aux abonnés

La guerre entre le Hamas et Israëldossier

L’emploi par l’ex-Premier ministre de l’expression «domination financière», jeudi sur le plateau de «Quotidien», ne justifie pas les accusations lancées ces derniers jours à son encontre.

Pour ne rater aucun billet de Jonathan Bouchet-Petersen, inscrivez-vous aux newsletters de nos chroniqueurs politiques.

Que Dominique de Villepin, pas atlantiste pour un sou et plutôt enclin à défendre la cause palestinienne et la voie d’une paix à deux Etats, ne porte pas la politique israélienne dans son cœur, c’est indéniable. Qu’il ait tenu il y a quelques jours des propos fort maladroits, dont l’extrait tronqué qui a le plus tourné véhicule un développement qui semble avoir des relents antisémites, c’est indiscutable. Mais de là à faire de l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac un antisémite dont la nature profonde se serait révélée, même à l’insu de son plein gré, c’est aller vite en besogne et faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.

Pointer l’influence de ses liens d’affaires avec le Qatar, en tant qu’avocat, n’apparaît pas davantage pertinent pour expliquer ses positions géopolitiques, qui étaient déjà les siennes quand il était diplomate puis responsable politique. Mais l’ex-ministre des Affaires étrangères gagnerait à les clarifier une bonne fois pour toutes alors qu’elles nourrissent bien des fantasmes.

Le contexte a son importance

De quoi parle-t-on précisément ? Jeudi dernier sur le plateau de Q

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button