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Elisabeth Borne accuse le Rassemblement national d’« alimenter les polémiques » et de voter contre les mesures antiterroristes

Elisabeth Borne, à l’Assemblée nationale, le 5 décembre 2023.

Elisabeth Borne a accusé, mardi 5 décembre, le Rassemblement national (RN) « d’alimenter les polémiques » et de ne pas voter ou de voter « contre » les mesures antiterroristes.

« Quand la France est touchée, il y a ceux qui agissent avec responsabilité. Et puis, il y a vous et votre parti qui, une nouvelle fois, vous précipitez dans le seul but d’alimenter des polémiques », a affirmé la première ministre à l’Assemblée nationale, en réponse à une question de Marine Le Pen après l’attaque mortelle au couteau, samedi 2 décembre à Paris, qui a mis l’exécutif sous pression face à la menace djihadiste. Le RN « s’est systématiquement opposé aux mesures pour renforcer la protection des Français » et à la « lutte contre le terrorisme », a ajouté Elisabeth Borne.

La cheffe du gouvernement s’est notamment demandé « où était » le parti en 2017 « lors du vote de la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », que les députés d’extrême droite n’ont « pas votée ». Ils n’ont « pas voté » non plus en 2021 la création d’un « délit de séparatisme » et ont voté « contre » la mise en place en 2019 du Parquet national antiterroriste, a-t-elle évoqué.

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« Vos votes parlent d’eux-mêmes »

« Nous agissons. Vous polémiquez. Nous prenons des mesures. Vous êtes dans la posture. Vos votes parlent d’eux-mêmes », a résumé la première ministre, accusant le parti de remettre en cause « le travail de[s] (…) services de renseignement et de[s] (…) forces de l’ordre ».

« C’est vous que je remets en cause », a alors lancé Mme Le Pen. « L’islamisme n’est pas regardé en face mais minoré », « invisibilisé », avait affirmé lors de son intervention la cheffe de file des députés RN. « Cette dérobade n’est pas responsable », avait-elle ajouté, en demandant au gouvernement de reprendre ses propositions.

En réponse à une question du président du groupe Les Républicains, Olivier Marleix, Elisabeth Borne a rappelé que le gouvernement avait « renforcé [son] arsenal » antiterroriste et qu’il réfléchissait à le « compléter ». « Nous aurons à en débattre, nous sommes en train de l’examiner », a-t-elle affirmé.

La garde à vue du Franco-Iranien Armand Rajabpour-Miyandoab se poursuivait mardi, trois jours après l’attaque mortelle au couteau à Paris près de la tour Eiffel. Avant son passage à l’acte, l’assaillant avait fait allégeance dans une vidéo au groupe Etat islamique.

Le Monde avec AFP

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