Business

Une jeune fille «sans histoire» : qui est Lina, l’adolescente de 15 ans disparue en Alsace ?

PORTRAIT – La jeune fille n’a plus donné de signe de vie depuis samedi. Entre Instagram et équitation, elle présente le profil habituel d’une fille de son âge.

Cheveux blonds, yeux rieurs, sourire radieux. La photographie de Lina, 15 ans, fait le tour des médias et des réseaux sociaux depuis sa soudaine disparition, le samedi 23 septembre. L’adolescente devait se rendre à pied depuis son domicile jusqu’à la gare de Sainte-Blaise-La-Roche (Bas-Rhin), à trois kilomètres, afin de retrouver son petit ami à Strasbourg. Ne la voyant pas venir, celui-ci a donné l’alerte.

Après plusieurs tentatives, une nouvelle battue a été organisée ce mardi matin pour tenter de retrouver sa trace. Elle s’est achevée à la mi-journée sans apporter de nouveaux éléments. Appréciée de tous, Lina présente le profil classique d’une adolescente: études, copines, passions. Aucun élément troublant ne permet d’expliquer cette brusque disparition.


data-script=”
>

«Elle a un grand cœur»

«Je veux retrouver ma fille, je veux qu’elle soit près de moi. C’est quelque chose que je souhaite à personne, c’est une grande douleur», s’est effondrée la mère de Lina, devant la presse lundi soir. Comme l’a indiqué la gendarmerie de Schirmeck, l’adolescente n’a «aucun problème de famille». Enfant unique, l’adolescente vit avec sa mère, qui exerce, selon une ancienne amie de la famille contactée par nos soins, la profession d’infirmière. Son père, Olivier Delsarte, ne vit pas avec elles et a été récemment muté en Isère. Celui-ci s’est empressé de venir lors de la battue ce mardi matin. Auprès de BFMTV, l’homme présente Lina comme une «petite fille joyeuse, pleine de vie.» «J’espère qu’elle n’a rien, qu’elle est en bonne santé», a-t-il ajouté.

Jusque-là, Lina a eu une scolarité sans accroc et obtenu son brevet des collèges en juin dernier, à Provenchères-et-Colroy (Bas-Rhin). En septembre, elle s’est inscrite dans un CAP d’aide à la personne au sein d’un établissement situé à quelques kilomètres de Saint-Blaise-la-Roche, précise à l’AFP Thibault, l’un de ses amis présents à la battue. «Je la connais très bien, ça me tenait à cœur de venir», a-t-il confié à nos confrères.

«Ça fait deux jours que je suis dedans, deux jours que je n’en reviens pas… Elle m’écrivait encore vendredi. Elle avait un grand cœur, un bon fond, une belle mentalité. Elle était très proche de sa maman, et je ne crois pas une seule seconde qu’elle aurait fugué.» Interrogée par BFMTV, Patricia Simoni, maire de Plaine, commune proche de Sainte-Blaise-la-Roche, a pour sa part décrit «une enfant normale, sans problème, douce, gentille et souriante». Tous décrivent une jeune fille «sans histoire».

«Je t’en supplie reviens-nous»

Au travers des photos selfies ou des vidéos largement relayées par ses amis sur les réseaux sociaux, Lina apparaît avec un large sourire, de faux ongles, de longs cils, du maquillage et des cheveux lissés aux côtés de ses camarades de classe. Comme beaucoup de jeunes filles de son âge, elle s’affiche avec un fond sonore dans les couloirs de son école, dans une voiture ou dans la rue, le portable greffé à la main.

«C’est ma sœur de cœur, aidez-nous en partageant, indique sur les réseaux sociaux une de ses amies qui publie plusieurs courtes vidéos. Je ne sais pas comment c’est possible que quelqu’un te fasse du mal mais je suis là et je serai toujours là pour toi je t’en supplie reviens-nous. On fait tout pour la retrouver, elle était aimée par tout le monde.»

Un cliché montre Lina à cheval, quelques années auparavant, sans doute pendant une compétition équestre. Un membre de l’association des Cavaliers et meneurs du coin de plaine confirme au Figaro qu’elle et sa mère, Fanny, pratiquent l’équitation depuis au moins une dizaine d’années, et se promenaient souvent dans la région à cheval. La mère est elle-même propriétaire de plusieurs chevaux.

Comme souvent dans ce type d’affaires, les réseaux sociaux vont être passés au peigne fin. Dans le cas de Lina, il semble que la jeune fille disposait de deux comptes Instagram et deux comptes Facebook, ce qui pourrait intéresser les gendarmes pour la suite des investigations. Pour l’heure, l’enquête est ouverte pour «disparition inquiétante».

Au moment de sa disparition, la jeune fille avait les cheveux attachés et était vêtue d’une doudoune blanche, d’une robe grise et des converses blanches. Toute personne susceptible d’avoir des informations est invitée à contacter la gendarmerie de Schirmeck à ce numéro au plus vite : 03 88 97 04 71.


data-script=”
>

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button