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Emmanuel Macron promet de «mettre fin» aux violences faites aux femmes

Le gouvernement lance plusieurs mesures pour lutter contre ce fléau, comme la création d’une aide financière d’urgence pour les victimes de violences conjugales, dès le 1er décembre.

Une réponse ferme face au nombre croissant de violences visant les femmes. La «persistance de la violence faite aux femmes n’est pas une fatalité», «nous devons y mettre fin et nous allons le faire», promet le président de la République Emmanuel Macron à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. «Chaque jour, des femmes subissent l’oppression, les sévices, l’emprise. Chaque jour, des coups sont donnés et des vies sont détruites. Et cette persistance de la violence faite aux femmes n’est pas une fatalité», affirme Emmanuel Macron dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Plusieurs actions ont déjà été mises en place, comme l’élargissement des horaires du 39 19, le lancement d’une plateforme numérique d’accompagnement, la facilitation du dépôt de plainte, l’augmentation du nombre d’enquêteurs dédiés, le déploiement de «téléphones grave danger» et de «bracelets danger immédiat», la création de places d’hébergement d’urgence… Emmanuel Macron se félicite de ces efforts qui ont «porté leurs fruits».

«Nous ne lâcherons rien»

Mais les chiffres restent inquiétants. «244.000 victimes de violences conjugales ont été enregistrées cette année par les forces de sécurité. C’est deux fois plus qu’en 2017. Et ces chiffres traduisent bien sûr l’expression plus libre de la parole des femmes. C’est une bonne chose, mais il n’en reste pas moins que 118 femmes sont mortes des mains de leur conjoint en 2022», constate le chef de l’État.

Les prochaines semaines «marqueront la réalisation d’engagements importants», souligne-t-il: le déploiement du fichier de prévention des violences intrafamiliales en janvier, qui permettra aux acteurs de terrain, forces de l’ordre et acteurs judiciaires «d’améliorer la connaissance et le suivi des auteurs de violences conjugales et la prise en compte des signaux faibles», la création de pôles spécialisés dans tous les tribunaux judiciaires à compter du 1er janvier et le début d’une aide financière d’urgence versée pour les victimes à partir du 1er décembre.

«Nous devons continuer d’avancer, d’être plus exigeants, d’être plus protecteurs, de mieux prévenir. Nous ne lâcherons rien», conclut le président. Le décret d’application de la loi instaurant une aide financière d’urgence pour les victimes de violences conjugales, votée en février au Parlement, est paru au Journal officiel samedi.

Un engagement à l’international

La France veut par ailleurs lutter contre ces violences à l’international, comme l’indique un communiqué du quai d’Orsay ce samedi 25 novembre. «La France rappelle sa condamnation de telles violences en tous lieux et en toutes circonstances. Alors que l’actualité nous rappelle avec force la réalité de cette violence intolérable, que ce soit au Soudan , en Ukraine , en Israël, en RDC et dans tant d’autres pays, la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Mme Catherine Colonna, n’a eu de cesse de rappeler que le viol et les autres formes de violence sexuelle constituaient un crime de guerre», écrit le ministère.

La France «poursuivra sa mobilisation» en faveur de la «ratification universelle» de la «Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite Convention d’Istanbul », poursuit le quai d’Orsay. Le ministère des Affaires étrangères rappelle également que «la France appuie à hauteur de 250 millions d’euros pour la période 2023-2027 le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), qu’elle a créé en 2020».

Enfin, le quai d’Orsay rappelle que Paris soutient l’accès à la justice et aux réparations pour les victimes. La France «a apporté depuis 2019 un soutien financier de 8,2 millions d’euros au Fonds mondial pour les survivant(e)s de violences sexuelles liées aux conflits, créé par le Dr Mukwege et Mme Nadia Murad, récipiendaires du prix Nobel de la paix 2018 et lui apportera une contribution supplémentaire de 6 millions d’euros pour les trois ans à venir». «Le Fonds pilote notamment un projet financé par la France pour répondre aux besoins des victimes de violences sexuelles commises dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, lancé par la ministre et Nadia Murad en novembre 2022», précise le communiqué.

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