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Guerre en Ukraine : Marion Maréchal ne veut pas « faire la guerre à la place » de Kiev ; Raphaël Glucksmann appelle à « faire bien plus »

Le débat se déplace sur un nouveau thème : la guerre en Ukraine et la défense européenne. En disant regretter de ne pas avoir pu parler d’immigration plus tôt, Marion Maréchal rappelle qu’elle a « évidemment condamné la violation du droit international et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ». Toutefois, selon la candidate de Reconquête !, « la France ne doit pas participer à l’escalade guerrière et belligérante ». Pour elle, « soutenir l’Ukraine ne doit pas signifier faire la guerre à sa place ».

A propos d’une potentielle armée européenne, Mme Maréchal estime qu’il est difficile de parler de la sécurité européenne quand « nous ne sommes même pas capables de faire respecter l’autorité de l’Etat et la sécurité sur le sol français ». Elle cite pêle-mêle la situation en Nouvelle-Calédonie, le narcotrafic à Marseille et la survenue, cette semaine, de « viols et d’agressions de migrants sous OQTF [obligation de quitter le territoire français] ».

Invité à son tour à s’exprimer sur le soutien de l’Europe à l’Ukraine, Raphaël Glucksmann estime que si la Russie progresse sur le front, c’est « parce que nous n’avons pas fait notre travail en Europe ; parce qu’au bout de deux ans et demi de conflit, nos industries ne sont pas capables, parce qu’elles n’ont pas reçu les ordres nécessaires, les commandes nécessaires, de livrer le front ukrainien ». Pour le candidat socialiste, « il faut faire bien plus », il propose de « saisir les 206 milliards [d’euros] d’avoirs publics russes gelés, [de] mettre fin aux trous dans nos sanctions à l’égard du régime russe, notamment sur le gaz naturel liquéfié [et de] réarmer le continent européen ».

« Ceux qui pensent que c’est une guerre entre la Russie et l’Ukraine, que l’objet de cette guerre, c’est le Donbass ou c’est la Crimée, ont la tête dans le sable, parce que nous sommes les cibles et c’est pour ça qu’on ne demande pas de la solidarité vis-à-vis des Ukrainiens, ce qu’on demande c’est de la conscience de nos intérêts vitaux », affirme encore M. Glucksmann.

La candidate du camp présidentiel, Valérie Hayer, affirme à son tour que « cette guerre n’est pas seulement celle des Ukrainiens ». En refusant de répondre clairement à la question de l’utilisation des missiles sur le sol russe ou à celle de l’envoi de troupes en Ukraine, Mme Hayer balaie : « Je ne suis pas experte. » « Il faut jouer le rapport de force avec Vladimir Poutine ; évidemment, personne n’a d’intérêt direct ou ne souhaite entrer en affrontement direct avec la Russie, mais il faut jouer le rapport de force », se contente-t-elle de déclarer.

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