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Esther Duflo : «Sur le fait d’aider les pauvres, nous sommes revenus à notre méfiance fondamentale»

Grand entretien

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Economiste de renommée mondiale, la Franco-Américaine publie de nouveaux livres pour enfants pour expliquer la pauvreté. A «Libération», elle décrit l’état du phénomène dans le monde et démonte le mythe des pauvres «heureux de ne pas travailler».

Prix Nobel, professeure au MIT à Boston, titulaire de la chaire «Pauvreté et politiques publiques» au Collège de France, et autrice de livres pour enfants. L’économiste Esther Duflo publie les cinq derniers albums d’une série qui en compte dix, une série qui vise à expliquer la pauvreté, à déconstruire les stéréotypes et les préjugés. Dix, comme le nombre de chapitres de «Repenser la pauvreté», l’ouvrage majeur qu’elle a signée en 2011 avec son collègue et conjoint Abhijit V. Banerjee.

Les histoires d’Imaï, de Thumpa, de Nilou ou d’Imeuni sont inspirées des expériences de terrain, une particularité de la méthode de recherche de ces économistes et du «laboratoire d’action contre la pauvreté» qu’ils ont fondé il y a vingt ans, arrimant les politiques sociales aux résultats scientifiques des évaluations conduites sur les programmes. Rattachées à aucun pays particulier, ces histoires se déroulent dans un lieu imaginaire créé par l’illustratrice Cheyenne Olivier, au moyen de formes géométriques, de courbes inspirées des représentations des dynamiques de la pauvreté et de couleurs vives.

Libération a rencontré Esther Duflo dans une brasserie parisienne, avant sa rentrée à Boston, après un été marqué par la mort de l’économiste Daniel Cohen, qui fut son professeur à l’Ecole normale supérieure, et grâce à qui, écrit-elle

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