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Europe Ecologie-Les Verts va changer de nom pour devenir « Les Ecologistes »

La secrétaire nationale du parti Europe Ecologie-Les Verts, Marine Tondelier, le 12 octobre 2023, à Paris.

« EELV s’ouvre et devient “Les Ecologistes” » : c’est par ces termes que Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti Europe Ecologie-Les Verts, résume l’événement prévu samedi 14 octobre, à Pantin (Seine-Saint-Denis), pour lequel sont attendues au moins 1 300 personnes, dont quelques grands noms de l’écologie, comme l’ancien député Noël Mamère.

EELV a maintenu ce lancement, malgré l’émoi causé par l’attaque au couteau dans un lycée d’Arras au cours de laquelle un professeur a été tué et deux personnes gravement blessées par un homme fiché S.

Alors que certains partenaires de la Nupes, PS et PCF, réfléchissent à leur avenir au sein de la Nupes, EELV n’entend pas sortir de l’alliance, mais au contraire se servir de son nouveau mouvement pour avoir « un mode de fonctionnement qui redonne la place à toutes les pluralités au sein de cette coalition », selon la cheffe des députées écologistes Cyrielle Chatelain.

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Un « engagement à la carte »

Quelques mois après son élection à la tête du parti, Marine Tondelier avait lancé, en février dernier, les Etats généraux de l’écologie, pour rassembler « le peuple de l’écologie » et poser les bases d’un « grand mouvement de l’écologie politique ». Elle évoquait alors « un échec collectif en 2022 à apporter le changement dont la société a besoin ». Le candidat d’EELV à la présidentielle, Yannick Jadot, avait réalisé le score décevant de 4,6 %.

« On s’est questionné sur ce qui n’a pas marché, pourquoi on n’a pas réussi à convaincre. Et on a tiré des réponses, notamment sur le fait qu’on devait avoir beaucoup plus d’ouverture, être plus agile, extrêmement clair sur notre ligne », relève Cyrielle Chatelain.

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« Tout va changer, sauf nos valeurs », insiste Marine Tondelier. « On va changer la manière de s’engager, permettre un engagement à la carte », entre ceux qui voudront adhérer (et donc cotiser) au parti, et ceux qui voudront participer simplement à certains événements ou à des formations. Le parti espère fédérer « un million » de sympathisants d’ici 2027.

Le nom EELV perdure jusqu’aux élections européennes

La feuille de route du nouveau mouvement sera présentée samedi, basée sur une large consultation réalisée de février à avril, à laquelle ont répondu près de 30 000 personnes (dont 75 % non adhérents), a précisé Léonore Moncond’huy, maire écologiste de Poitiers.

Le document final était soumis, jusqu’à vendredi minuit, au vote des adhérents et des sympathisants. Il prévoit notamment d’avoir « un discours plus audible et plus crédible », mais aussi « plus positif » et « moins clivant », précise Mme Moncond’huy.

Le mouvement a également pour objectif de travailler « en coopération renforcée avec la société civile », (associations, syndicats, activistes), et de mieux accueillir et former les nouveaux venus.

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Mais EELV ne disparaîtra pas pour autant samedi. Le nom perdurera de manière transitoire jusqu’aux Européennes. Et le contour du mouvement reste pour l’instant flou, le temps qu’EELV modifie ses statuts vers le mois de février. « Une réforme statutaire ça prend du temps si on veut la faire bien et que les gens y adhèrent », insiste Marine Tondelier, qui restera donc pour l’instant secrétaire nationale d’EELV.

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Quant au futur nom, « Les Ecologistes », elle assure qu’il n’y a pas de problème de droit, contrairement à ce qu’affirme Antoine Duarte, le président d’un mouvement citoyen du même nom. Selon elle, « c’est un nom commun, il n’y a pas de problème de propriété ».

Le Monde avec AFP

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