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Guerre entre le Hamas et Israël : à Roissy, les réservistes veulent rentrer au plus vite

L’armée israélienne a annoncé lundi la mobilisation de 300 000 réservistes, après l’attaque menée par le Hamas. Certains appelés sont partis de l’aéroport de Roissy mardi.

Ils sont plusieurs jeunes hommes à avoir pris le vol de 14h45 mardi 10 octobre, pour partir en Israël et répondre à l’appel des réservistes. Derrière son chariot roulant, Ethan, 24 ans, attend de faire enregistrer ses bagages. Le Franco-israélien a écourté ses vacances en famille après avoir reçu un message de son commandant de l’armée israélienne samedi matin.

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“Je leur ai expliqué que je n’étais pas en Israël, que je faisais le plus rapidement possible pour rentrer”, raconte-t-il. Il confie ne pas avoir hésité une seconde, mais trouver un vol n’a pas été si facile. Seule la compagnie El Al Israel Airlines propose encore de partir vers Israël, mais le jeune homme s’est débrouillé pour “rejoindre au plus vite mon équipe qui est déjà là-bas“. Pour lui, il est essentiel de se rendre sur place pour défendre son pays.

“C’est terrible mais après la Shoah, les juifs, on n’a pas d’autre pays où on peut être sûr de notre futur.”

Ethan, réserviste franco-israélien

à franceinfo

La petite amie d’Ethan, Naomie, l’a accompagné à l’aéroport. À l’approche du départ, elle ne cache pas sa grande inquiétude. Elle explique même qu’elle a voulu le dissuader de partir. “Ça n’a pas marché, raconte-t-elle. Mais plus j’avance et plus je comprends que c’est ce qu’il faut faire.” Elle devrait d’ailleurs prochainement prendre un avion pour retourner, elle aussi, en Israël.

“Montrer qu’on est fier de notre pays”

Même chose pour Carole. Elle accompagne son fils Yarone de 24 ans, qui répond également à la mobilisation. “Je suis très fière, je suis contente, dit-elle, les larmes aux yeux. Je l’ai encouragé. J’aurais pu lui dire de ne pas partir, de rester avec moi, mais non. Ils ont grandi là-bas, j’ai vécu là-bas et c’est maintenant qu’il faut montrer jusqu’où on se sent fier de notre pays et d’avoir élevé nos enfants dans cette idéologie.”

Yaronne n’a pas non plus hésité à partir. Il considère que sa place est auprès de ses compagnons d’armes. “Ce sont mes copains. Mon frère y est déjà depuis samedi. Il a tout laissé derrière lui” et notamment ses enfants. Le jeune homme espère pouvoir rejoindre le front dès demain.



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