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“Je suis à moitié morte”, le témoignage glaçant d’une survivante israélienne violée et mutilée par le Hamas

Victime de l’attaque du 7 octobre, une survivante a accepté de revenir sur ce drame.

Dans les colonnes du Parisien, une rescapée de l’attaque du Hamas témoigne de l’enfer qu’elle a vécu lors de la rave party du 7 octobre aux côtés de son petit ami et de sa marraine. Ce jour-là, Esther (prénom modifié) a été violée et mutilée par les terroristes du Hamas. Depuis, la jeune femme est à moitié paralysée. Elle raconte son traumatisme 

“À moitié morte”

“À l’intérieur, je suis à moitié morte”, débute Esther. Ce prénom, elle l’a choisi car il désigne en Hébreu celle qui est “cachée”. La Bible raconte l’histoire de cette princesse juive qui se dissimulait pour ne pas être conduite au harem.

“Prise de force par le roi, elle finit par utiliser sa position de nouvelle épouse pour éviter le massacre des juifs”, explique-t-elle. “Moi, je ne vais sauver personne, je ne tiens même pas debout.”

Son petit ami assiste à la scène

Au moment de l’attaque, son petit ami les a entraînées, elle et sa marraine, sous une bâche pour se cacher en faisant les morts. Elle tremblait trop de peur, les terroristes l’ont vue. Elle explique avoir été violée et rouée de coups devant son copain, obligé de regarder la scène avec un couteau sous la gorge. 

“C’était si douloureux que j’ai perdu connaissance, ils ont arrêté lorsqu’ils m’ont crue morte.” L’un d’eux s’est mis à utiliser un couteau. Elle est alors mutilée. Elle en garde une paralysie, qui pourrait ne jamais disparaître. “même si je remarche, je boiterai. Je serai toujours l’image vivante du pogrom”. 

Plusieurs cadavres mutilés 

“Ma jambe ne répond plus à ma volonté”. Esther a subi une “lésion du pédicule nerveux innervant le membre inférieur”. D’autres cas de mutilations ont été découverts par les médecins légistes sur les cadavres, ou ce qu’il en reste. Certains ont été tellement dégradés que le travail d’identification se poursuit, six semaines après l’attaque, sur la base militaire de Shura.

Reconvertie en morgue, cette base reçoit des conteneurs réfrigérés qui servent de chambres mortuaires. Plusieurs de ces viols, avec des objets, ont été faits après la mort de la victime, à l’image du corps encore chaud de sa marraine sur lequel les terroristes se sont acharnés.

“C’était une fêtarde”

“Ils ne l’ont pas violée de manière traditionnelle, on va dire. Peut-être parce qu’elle était beaucoup moins jeune que la moyenne de la rave. C’était une fêtarde, qui aimait sortir avec nous pour danser dans la nature.”

Lorsqu’elle parle de ce drame, sa voix est vierge de sanglots. Les mots se succèdent de façon clinique, froide, “comme s’il ne s’agissait pas de son histoire”, remarque un psychiatre hospitalier. “C’est typique du syndrome de stress post-traumatique, en particulier lors d’un viol”, poursuit le médecin.

“Le cerveau de la victime met sa subjectivité et toutes ses émotions sur pause pendant l’agression, comme un animal qui se fige, pris dans le danger”, enchaîne-t-il. “Elles disent que c’est comme si elles s’étaient détachées de leur corps, laissé à l’agresseur, afin de protéger leur intégrité psychique.” Certaines victimes restent d’ailleurs bloquées dans cette dissociation.

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