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L’eurodéputée Anne-Sophie Pelletier exclue du groupe LFI pour harcèlement

La délégation des députés européens de La France insoumise a annoncé, lundi 4 décembre, avoir exclu de son groupe l’élue Anne-Sophie Pelletier, pour « comportement harcelant, déplacé et agressif » vis-à-vis de treize assistants parlementaires depuis 2019.

Dans un communiqué, la délégation précise que « treize assistants parlementaires » ont fait état de « conditions de travail dégradées et d’un comportement harcelant, déplacé et agressif à leur encontre de la part d’Anne-Sophie Pelletier », depuis le début de son mandat en 2019.

« Dans ce contexte, nous avons donc pris la décision d’exclure Anne-Sophie Pelletier de notre délégation », ajoutent les eurodéputés « insoumis », jugeant ce comportement « incompatible avec les valeurs » de leur délégation. Cette dernière dit s’être assurée que des mesures soient prises pour protéger les assistants parlementaires « tout en leur permettant de garder leur emploi ».

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Raquel Garrido et Adrien Quatennens sanctionnés

Récemment, à l’Assemblée nationale, la députée de Seine-Saint-Denis Raquel Garrido a été elle aussi sanctionnée par son groupe. Sans être exclue, elle ne peut plus être « oratrice au nom du groupe dans les travaux parlementaires pour une durée de quatre mois ».

Il lui a été reproché d’avoir nui « au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire » par « la diffusion de fausses informations dans la presse » ou « la mise en cause et le dénigrement ad hominem de plusieurs membres du groupe ». Des membres du groupe ont ajouté qu’il lui était aussi reproché d’avoir « humilié des collaborateurs » à l’Assemblée.

Raquel Garrido affirme, elle, avoir été sanctionnée pour avoir notamment exprimé son désaccord sur « la façon dont depuis un an La France insoumise est dirigée ».

Un autre député, Adrien Quatennens, un proche de Jean-Luc Melenchon, condamné en décembre 2022 à quatre mois de prison avec sursis pour des violences contre son ex-compagne, avait lui aussi été, en parallèle de cette décision de justice, suspendu du groupe à l’Assemblée pour quatre mois.

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Le Monde avec AFP

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