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La France insoumise: la députée Danielle Simonnet attend des “explications” de Sophia Chikirou

Après des articles de presse sur le management et le rôle pendant la campagne 2017 de la députée LFI Sophia Chikirou, sa collègue Danielle Simonnet juge que le parti doit “d’abord et avant tout” être fidèle à ses convictions.

La députée LFI Danielle Simonnet a estimé nécessaire jeudi auprès de l’AFP que sa collègue Sophia Chikirou donne des “explications”, après des articles de presse sur son management et son rôle pendant la campagne présidentielle de 2017.

“Je ne suis pas naïve, je sais que depuis les perquisitions (au siège de La France insoumise en 2018, NDLR) il y a aussi une volonté d’attaque de la FI et de toutes celles et ceux qui l’incarnent. Néanmoins des explications de Sophia et du mouvement doivent être données à l’ensemble des militants passés et présents qui sont impliqués dans ces campagnes et dans le mouvement”, a déclaré Danielle Simonnet.

La députée l’a dit en interne, lors d’une réunion du groupe LFI à l’Assemblée mardi, au cours de laquelle son collègue Alexis Corbière est allé dans le même sens.

Une enquête judiciaire vise la députée

Un article du Monde relatait mardi qu’une enquête judiciaire visait Sophia Chikirou pour des soupçons de surfacturations de prestations à LFI lors de la campagne présidentielle 2017 et évoquait une possible audition par la justice prochainement.

Sophia Chikirou avait contesté ces accusations en 2018, et n’a pas souhaité répondre à la presse mercredi. “Moi, je parle quand je veux, où je veux, et avec qui je veux”, a-t-elle répondu lors d’une conférence de presse à l’Assemblée.

Selon une enquête de France 2 diffusée jeudi, la députée de Paris, dont les équipes connaîtraient un important turn-over, aurait par ailleurs traité de “tafioles de merde” d’autres collègues, lorsqu’elle dirigeait la rédaction du Média.

“Ne pas reproduire les mêmes erreurs que dans l’épisode Adrien Quatennens”

“On a des principes, c’est la lutte contre le harcèlement moral, tous les collaborateurs et anciens collaborateurs de quelque député que ce soit doivent savoir que notre groupe doit être à leur côté et notre mouvement aussi”, a dit Danielle Simonnet à l’AFP.

Danielle Simonnet a également appelé à “ne pas reproduire les mêmes erreurs que dans l’épisode Adrien Quatennens”, lorsqu’une partie des chefs de file avaient volé au secours du député, qui a reconnu des violences conjugales.

“On se doit d’abord et avant tout d’être fidèles à nos convictions, à notre programme, à nos principes, à notre éthique. C’est en fonction de ça qu’on doit se déterminer, même quand l’un des nôtres est en cause”, a-t-elle estimé.

Manuel Bompard défend Sophia Chikirou

De manière plus générale, la députée de Paris a fustigé la “brutalité” des propos de plusieurs responsables de LFI, dont Sophia Chikirou, à l’encontre des membres des autres partis de l’union de gauche Nupes, traversée de tensions depuis plusieurs mois. “Ce n’est pas par les petites phrases très brutales qu’on facilite la préservation de cette unité”, a-t-elle pointé.

Signe des tensions qui règnent au sein du groupe insoumis, Danielle Simonnet s’est vu accusée par la députée LFI Nadège Abomangoli de “vise(r) deux femmes racisées” pour avoir critiqué des tweets de Danièle Obono, également élue LFI, et Sophia Chikirou.

Interrogé sur Public Sénat jeudi, le coordinateur du mouvement Manuel Bompard a pris la défense de Sophia Chikirou, affirmant que les accusations du Monde étaient fausses. “C’est complètement faux et la transparence, elle existe déjà, puisque Sophia Chikirou est députée, elle a donc déposé un dossier auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique dans lequel ses revenus et ses rémunérations sont présente”, a-t-il argué.

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