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«La Nupes est morte!» : Yannick Jadot refuse le «chemin de soumission à Jean-Luc Mélenchon»

Le sénateur Les Écologistes de Paris Yannick Jadot. Jonathan Rebboah / PANORAMIC

Dans une interview mardi soir au Point, le nouveau sénateur de Paris fustige les fondements d’une alliance électorale «conçue par Jean-Luc Mélenchon et son premier cercle comme une extension des Insoumis.»

Droit dans ses bottes. Yannick Jadot n’a pas changé son positionnement vis-à-vis de la Nupes. Il y a un an et demi, l’ancien candidat à la présidentielle avait déjà pris ses distances avec la coalition de la gauche, formée au printemps 2022, qu’il voyait déjà comme un outil au seul bénéfice des Insoumis. Il y a une semaine, alors que les différentes composantes de la Nupes se fracturaient sur le conflit au Proche-Orient et la non-qualification du Hamas comme organisation terroriste de certains cadres LFI , l’écologiste avait fustigé un «déni du réel».

Ce mardi soir, celui qui a été élu sénateur à Paris se montre, on ne peut plus, limpide : «La Nupes est morte!». Cette «alliance» a beau avoir été «un outil utile pour sauver les meubles aux élections législatives de 2022», tempère Yannick Jadot dans une interview au Point, «elle a été conçue par Jean-Luc Mélenchon et son premier cercle comme une extension des Insoumis.» Et de lancer un peu plus loin ses flèches, en dénonçant des «méthodes de travail staliniennes» : Jean Luc Mélenchon «a mené la purge interne et maintenant il fait la purge externe pour se préparer pour 2027.»

Si les troupes insoumises sont les plus fournies à gauche à l’Assemblée nationale, dans la lignée de leur troisième place obtenue à la présidentielle, ces dernières «ont rapidement cherché à la détruire, à partir du moment où leurs partenaires ont revendiqué leur diversité et leurs différences», fustige Yannick Jadot. Qui refuse le «chemin de soumission» au leader insoumis.

«L’alternative, c’était soit soumis, soit collabos. Ce n’est plus acceptable», peste également l’ancien prétendant élyséen. Un constat sévère qui pousse l’ancien militant de Greenpeace, comme Boris Vallaud, à vouloir «suspendre toute relation avec la direction de LFI tant qu’ils n’auront pas clarifié leur socle de valeurs.» Selon lui, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2022 «ne croient pas que le Hamas soit la légitime et juste résistance palestinienne.»

Une façon de s’en prendre à la dernière saillie de la députée Danièle Obono, qui a considéré, mardi matin, que le Hamas était un «mouvement de résistance» : «Ces dérapages répétés sont abjects», brocarde le parlementaire. La Nupes ayant tout de même permis de rassembler l’électorat de gauche sous un même bulletin aux législatives, là où les voix étaient éparpillées entre plusieurs candidats à la présidentielle, Yannick Jadot, qui appelle à reconstruire «une union, mais pas par le haut», «ne croit pas aux gauches irréconciliables, notamment aux électorats irréconciliables». Avec lui comme réconciliateur en 2027 ?

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