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Le cas Sophia Chikirou commence à interroger au sein de La France insoumise

French MP for La France Insoumise (LFI) and left-wing coalition NUPES (New People's Ecologic and Social Union) Sophia Chikirou (L) speaks with French MP for La France Insoumise (LFI) and left-wing coalition NUPES (New People's Ecologic and Social Union) Manuel Bompard (R) during a session of questions to the government at The National Assembly in Paris on May 30, 2023. (Photo by Alain JOCARD / AFP)
ALAIN JOCARD / AFP French MP for La France Insoumise (LFI) and left-wing coalition NUPES (New People’s Ecologic and Social Union) Sophia Chikirou (L) speaks with French MP for La France Insoumise (LFI) and left-wing coalition NUPES (New People’s Ecologic and Social Union) Manuel Bompard (R) during a session of questions to the government at The National Assembly in Paris on May 30, 2023. (Photo by Alain JOCARD / AFP)

ALAIN JOCARD / AFP

Sophia Chikirou et Manuel Bompard, ici lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale à Paris, le 30 mai 2023.

POLITIQUE – Chez la France insoumise, on commence à se poser des questions. La députée LFI Pascale Martin réclame en effet des « explications » à sa collègue Sophia Chikirou sur ses « pratiques » au sein du mouvement, après des articles de presse sur son management et son rôle pendant la campagne 2017.

Un article du Monde relate ce mardi 3 octobre l’enquête judiciaire visant Sophia Chikirou et affirme qu’elle sera « prochainement entendue en vue d’une éventuelle mise en examen pour “escroquerie aggravée” », pour des soupçons de surfacturations de prestations à LFI lors de la campagne présidentielle 2017. Sophia Chikirou avait contesté ces accusations en 2018.

Le Monde et d’autres journaux révèlent aussi des échanges privés de Sophia Chikirou sur la boucle Telegram du groupe LFI. Elle y qualifierait certains collègues de « langues de pute » ou répondrait « attendre sur le bord de la rivière de voir passer leurs corps » quand un insoumis alerte contre les « chasses aux ennemis de l’intérieur ». Des messages que Sophia Chikirou n’a pas confirmés.

« Les pratiques doivent changer »

« Si elles sont confirmées, les révélations du Monde constituent des faits profondément contraires à l’éthique militante insoumise et au projet de société que nous défendons chaque jour en tant que député.es. Aux milliers de militant.es bénévoles sincères, Mme Sophia Chikirou doit des explications. Les pratiques doivent changer », a écrit à l’AFP Pascale Martin (Dordogne), qui avait déjà pris ses distances avec la direction de LFI au moment de l’affaire Quatennens et qui fait l’objet d’un des messages de Sophia Chikirou.

Interrogée par l’AFP sur cette crise, la députée Clémentine Autain a de son côté affirmé qu’elle allait « (se) poser au bord de la rivière pour réfléchir » avant de répondre.

France 2 diffusera jeudi un numéro de son émission Complément d’enquête consacré à Sophia Chikirou, très proche de Jean-Luc Mélenchon.

Lors du point presse de son groupe ce mardi, la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot a jugé « profondément sexiste qu’on s’attaque régulièrement aux femmes politiques ».

Quant à l’enquête sur les comptes de campagne de LFI, « ça fait cinq ans qu’on nous dit que bientôt nous allons être mis en examen, convoqués, etc. Ça fait cinq ans que nous attendons de savoir pourquoi est-ce qu’on a mobilisé 100 policiers pour des perquisitions (en 2018) dans 17 endroits différents sans aucune raison apparente », a-t-elle dénoncé.

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