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Le nombre d’avortements en France augmente en 2022, au plus haut depuis 1990

En 2022, le nombre d’avortements pratiqués a atteint sont plus haut niveau depuis 1990, alors que ces dernières années, plusieurs mesures ont simplifié le parcours des femmes qui souhaitent avorter.


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Document sur l'IVG (image d'illustration). (RICHARD VILLALON / MAXPPP)

Le nombre d’avortement a augmenté en France en 2022, pour atteindre son plus haut niveau depuis 1990. C’est ce que révèle mercredi une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). L’année dernière, 234 300 interruptions volontaires de grossesse ont été enregistrées en France, dont 218 400 en métropole.

>> Accès à l’IVG : en France en 2022, le parcours est encore semé d’embûches pour les femmes

Un nombre en hausse, après deux années de recul en raison de la pandémie de Covid-19. Il s’agit essentiellement des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses, pratiquées en dehors de l’hôpital.

Plus besoin d’avancer les frais d’examens et d’intervention

Cette hausse des IVG ne s’explique pas seulement par l’allongement du délai pour avorter (qui est passé de 12 à 14 semaines de grossesse début 2022), puisque ces avortements dits “tardifs” ne représentent que 20% des 7 000 IVG supplémentaires recensées en un an. Ces dernières années, d’autres mesures ont en effet simplifié le parcours des femmes qui souhaitent avorter.

Depuis 2021, elles n’ont par exemple plus à avancer les frais des examens et des interventions qui coûtent plusieurs centaines d’euros. Elles peuvent également demander l’anonymat et réaliser tout le processus par téléconsultation, en prenant les médicaments à domicile. La pratique, autorisée lors du premier confinement, a été pérennisée. La Drees note que la baisse du nombre d’IVG en secteur hospitalier se poursuit tandis que la progression hors établissement s’accélère.

Les IVG médicamenteuses se développent

On compte 144 600 avortements en milieu hospitalier en 2022 et 89 600 hors hôpital, qui comprennent les IVG par téléconsultation et celles instrumentales, en centre de santé.

L’étude souligne que ce sont essentiellement les interruptions de grossesse médicamenteuses qui se développent. Elles représentent près de huit IVG sur dix (78%). À titre de comparaison, elles représentaient 68% des avortements en 2019 et 31% en 2000. Pour la moitié (51%), l’IVG médicamenteuse se pratique en établissement hospitalier. Dans 44% des cas, ça se déroule en cabinet libéral et 5% se font en centre de santé et centre de santé sexuelle (ex-centre de planification et d’éducation familiale). Depuis 2020, les critères de l’IVG médicamenteuse ont évolué. Les femmes peuvent à présent les pratiquer jusqu’à neuf semaines de grossesse, au lieu de sept auparavant.



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