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Moselle: les assassins de l’occupant de 82 ans d’un viager condamnés à 30 et 15 ans de réclusion

Le couple a été condamné ce vendredi pour avoir tué puis enterré en 2020 un homme de 82 ans à qui ils avaient acheté un appartement en viager.

La cour d’assises de la Moselle a condamné vendredi un couple à des peines de 30 et 15 ans de réclusion pour l’assassinat d’un homme de 82 ans à qui ils avaient acheté un appartement en viager quatre ans auparavant.

Le corps de la victime avait été retrouvé enterré à 2,60 m de profondeur, en état de putréfaction avancée et en partie carbonisé, dans un champ à Dalhain (Moselle), en novembre 2020.

“Les faits que vous avez commis relèvent de l’abominable : après avoir préparé son caveau, vous l’avez enterré comme un déchet, puis vous avez continué à mener votre petite vie tranquille”, a vilipendé le président de la Cour, Nicolas Faltot, à l’énoncé du verdict.

“Elle s’acharne contre moi”

Abderrahim et Meriem Ghelouci avaient fait l’acquisition en 2016 auprès d’un greffier en retraite d’un appartement en viager à L’Hôpital (Moselle).

Le couple avait ainsi découvert que le retraité vivait seul, isolé et sans famille. Selon les résultats de l’instruction, le duo avait fomenté un assassinat : il prévoyait de s’installer dans le pavillon de la victime et d’usurper son identité.

Face à la cour, en pleurs, Meriem Ghelouci a assuré avoir été “informée du plan” de son mari plusieurs semaines avant sa réalisation. Mais elle a soutenu avoir été “contrainte et forcée” par son mari de passer à l’acte, puis de garder le silence face à des “menaces de mort” proférées par son époux. Elle a reconnu une participation partielle à certains actes, comme le transport du corps.

Son mari, lui, a soutenu n’avoir “rien à voir dans cette histoire”. “Je ne comprends pas pourquoi elle s’acharne contre moi”, a-t-il déclaré, interrogé sur les accusations de son épouse.

L’avocate générale, Agnès Cordier, avait requis 30 ans de réclusion criminelle pour monsieur, assortie d’une période de sûreté des deux-tiers, et 18 ans pour madame, estimant qu’elle avait “participé au projet criminel de son mari” et n’avait exprimé “aucun remord”, tout en tenant compte de ses “aveux tardifs et opportunistes”.

Les rapports entre les deux coaccusés et entre leurs familles sont restés tendus tout au long du procès, entamé mardi. Le premier jour, une bagarre a éclaté dans la salle des témoins, après une dispute sur la question de la garde des deux jeunes enfants des accusés.

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