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Négociations médecins/Sécu : le ministère de la Santé choisit la voie de l’apaisement

Le cabinet du ministre de la Santé l’a confirmé. Les négociations entre la Sécu et les médecins libéraux vont reprendre. La lettre de cadrage adressée au patron de la Sécu, qui fixe les objectifs politiques du gouvernement, devait être signée ce lundi 16 octobre 2023, dans la soirée, par le ministre de la Santé et transmise mardi 17 octobre. Il faudra encore que l’Union des caisses nationales d’assurance maladie vote ce texte, sans doute d’ici à la fin du mois, pour que la négociation démarre effectivement.

Selon l’intersyndicale des médecins libéraux, qui avait appelé à une grève reconductible afin, notamment, d’accélérer cette négociation « la mobilisation a été très importante vendredi, avec un taux estimé à plus de 60 %, atteignant 90 % dans certaines régions ». Difficilement vérifiable, cependant.

Des échanges avec le député Frédéric Valletoux

« Je crois fortement à la négociation conventionnelle », avait affirmé vendredi le nouveau ministre de la Santé Aurélien Rousseau à Ouest-France. Pour privilégier cette voie négociée, le ministre s’est assuré que sa lettre de cadrage soit suffisamment vague pour ne pas braquer d’emblée et, selon son cabinet « que les travaux conduits au Parlement ne mordent pas sur la procédure conventionnelle. »

Il y a notamment eu des échanges avec le député Frédéric Valletoux, porteur d’une loi sur le « meilleur accès au soin » pour « une meilleure rédaction des mesures interprétées négativement, afin qu’elles ne soient pas des éléments bloquants dans les négociations ».

«Diversivication des modes de rémunération»

Bref, face à une fronde profonde, le gouvernement préfère la carotte. Il est possible, voire probable que les généralistes obtiennent la consultation à 30 € au cours de la négociation, mais celles-ci devraient beaucoup porter sur « la diversification des modes de rémunération des médecins de ville. » Ceux-ci tirent déjà une part de leurs revenus de primes sur objectifs. De nouvelles pourraient apparaître, par exemple, pour les médecins acceptant les soins non programmés. Mais au chapitre des contreparties, le suivi plus serré des prescriptions de médicaments et d’arrêts de travail sera au programme.

L’intersyndicale des médecins libéraux devait se réunir lundi soir pour décider quelle suite donner à son mouvement.

Parallèlement, les pharmaciens d’officine, qui cognent depuis des mois à la porte de l’Assurance maladie pour l’ouverture de négociations, promettent une mobilisation prochaine.

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