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Nicolas Sarkozy entendu dans l’enquête sur la rétractation de Ziad Takieddine concernant le financement libyen de sa campagne de 2007

L’ex-chef de l’Etat, qui a contesté toute participation aux faits, est suspecté d’avoir donné son aval ou laissé faire plusieurs protagonistes qui auraient tenté d’escroquer la justice pour le disculper dans le dossier libyen.


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Nicolas Sarkozy à Arcachon (Gironde), le 25 août 2023. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Nicolas Sarkozy est entendu, mardi 3 octobre, au tribunal judiciaire de Paris par un juge d’instruction dans l’enquête sur la rétractation par l’intermédiaire Ziad Takieddine de ses accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, a appris franceinfo de source judiciaire. “Sa convocation porte sur les chefs de recel de subornation, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’escroqueries en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la corruption de personnels judiciaires étrangers”, a précisé cette source.

L’ex-chef de l’Etat est suspecté d’avoir donné son aval ou laissé faire plusieurs protagonistes qui auraient tenté d’escroquer la justice pour le disculper dans le dossier libyen, qui sera, lui, jugé début 2025. Il avait fermement réfuté toute participation aux faits incriminés pendant 12 heures d’audition, mi-juin, devant les enquêteurs financiers de l’Office central contre la corruption. L’interrogatoire de ce mardi était prévu du 12 au 14 septembre, mais avait été repoussé.

Nicolas Sarkozy pourrait ressortir de cet interrogatoire mis en examen ou sous le statut intermédiaire de témoin assisté, qui lui donnerait un accès au dossier tout en excluant un procès le concernant.

Une dizaine de personnes soupçonnées

Le premier événement qui a attiré l’attention de la justice est la spectaculaire volte-face de l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, dans une interview à Paris Match et BFMTV mi-novembre 2020, puis dans une lettre adressée un mois plus tard aux magistrats instructeurs français. A ces deux occasions, Ziad Takieddine avait assuré que la campagne de Nicolas Sarkozy n’avait pas été financée par les Libyens, une déclaration contraire à ses précédentes affirmations dans le dossier.

Outre Nicolas Sarkozy, la justice soupçonne au moins neuf protagonistes d’avoir participé, à des degrés et moments divers, à cette opération, parmi lesquels la reine des paparazzis Mimi Marchand, l’escroc Noël Dubus, le défunt financier Pierre Reynaud, etc.



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