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Niger : nouvelle manifestation à Niamey avant la fin d’un ultimatum lancé à l’ambassadeur de France

Des partisans du Conseil national nigérien pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) brandissent des drapeaux russes et nigériens lors d’une manifestation devant les bases aériennes nigériennes et françaises à Niamey, le 27 août 2023.

A quelques heures de la fin de l’ultimatum donné par les militaires au pouvoir au Niger à l’ambassadeur de France pour quitter leur pays, des milliers de personnes favorables au coup d’Etat ont manifesté, dimanche 27 août, à proximité de la base militaire française à Niamey.

Les manifestants ont répondu à l’appel d’organisations de soutien aux militaires qui ont pris le pouvoir par un coup d’État le 26 juillet et ont donné vendredi soir 48 heures à l’ambassadeur français Sylvain Itté pour quitter le territoire.

Le rassemblement avait commencé dès l’aube sur un rond-point situé à proximité de l’aéroport de la capitale Niamey qui jouxte une base aérienne nigérienne à l’intérieur de laquelle se trouve le camp militaire français. Encadrés par un dispositif de militaires nigériens, les protestataires brandissaient des drapeaux nigériens et russes ainsi que des pancartes appelant au départ des troupes françaises.

Un mois de manifestations, décisions et déclarations hostiles

La veille, quelque 20 000 personnes s’étaient déjà rassemblées dans un stade de la capitale pour apporter leur soutien aux militaires au pouvoir et dénoncer la France. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au pouvoir avec à sa tête le général Abdourahamane Tiani a pris la France, l’ex-puissance coloniale, pour cible privilégiée.

La décision d’expulser l’ambassadeur de France est l’aboutissement d’un mois de manifestations, décisions et déclarations hostiles à la politique française depuis le coup d’Etat contre M. Bazoum, toujours détenu avec une partie de sa famille.

Paris a répliqué en affirmant que « les putschistes n’ont pas autorité pour faire cette demande, l’agrément de l’ambassadeur émanant des seules autorités légitimes nigériennes élues », celles du président Mohamed Bazoum.

Quatre jours après la prise du pouvoir par des militaires, des centaines de leurs partisans avaient manifesté devant l’ambassade de France à Niamey, y provoquant des dégâts.

Le Monde avec AFP

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