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«Nous avons condamné» : Mélenchon défend la non-qualification du Hamas comme organisation terroriste

La figure tutélaire de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, ce 11 octobre. Capture d’écran / Jean-Luc Mélenchon

La figure tutélaire de LFI a défendu mercredi la position controversée de ses troupes sur le Hamas. Il ne souhaite pas que les crimes du mouvement islamiste «se soustraient au droit international».

En pleine controverse depuis l’agression du Hamas sur Israël, Jean-Luc Mélenchon n’a eu de cesse d’alimenter la polémique depuis samedi. Après le communiqué de LFI samedi et les propos de l’ancien candidat à la présidentielle, les ténors insoumis ont été accusés de mettre sur le même plan la politique israélienne et l’offensive meurtrière du mouvement islamiste. En refusant de surcroît de qualifier le Hamas d’organisation terroriste.

Alors que plusieurs voix à gauche ont affiché leurs dissonances avec LFI, Jean-Luc Mélenchon persiste et signe ce mercredi soir. Lors d’une conférence à Bordeaux, la figure tutélaire de La France Insoumise a indiqué «avoir condamné» l’attaque du Hamas. Et «se comporter comme quelqu’un qui pense qu’il doit gouverner son pays.» «Si j’avais à gouverner la France, je n’utiliserais pas ce vocabulaire (de terrorisme, NDLR)», a martelé Jean-Luc Mélenchon. Qui a ajouté : «Aucun crime ne trouvera jamais grâce à nos yeux.»

«Si nous acceptions de caractériser comme terroriste une action de guerre, nous la soustrayions au droit international», a d’ailleurs tonné le leader insoumis. Pourquoi ? Parce que «le droit international ne prévoit aucune dénomination de caractère terroriste.» Avant de hausser le ton : «Les deux seules organisations qui ont été montrées par l’ONU comme organisations terroristes sont Al-Qaida et Daech, point final.»

Une affirmation, pour le moins, biaisée alors que d’autres instances internationales ont bel et bien qualifié le Hamas de la sorte. Sommé de rétropédaler par l’ensemble de la classe politique, au point de fracturer Nupes comme jamais, Jean-Luc Mélenchon s’est est pris aux «bandes de phraseurs», aux «occupants de plateaux à perte de vue», et aux «commentateurs de leur nombril». Et n’en démord pas malgré tout. «Si nous voulons que ce que nous appelons des crimes de guerre soient poursuivis et jugés, il faut les appeler par le nom qui permet de le faire», a-t-il plastronné.

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