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Nupes : pour Marine Tondelier, l’alliance de gauche “est devenue, quelque part, un sujet de désespoir”

La secrétaire nationale d’EELV déplore la “stratégie de conflictualisation permanente” de Jean-Luc Mélenchon et de “son camp” au sein de LFI.

“La Nupes, qui avait été une source d’espoir pour plein de monde, est devenue quelque part un sujet de désespoir, ça m’embête beaucoup”, déplore la secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts, Marine Tondelier, samedi 14 octobre sur France Culture.

Depuis les prises de position controversées de La France insoumise (LFI) et de ses leaders en réaction à l’offensive de Gaza sur Israël, l’alliance de gauche est au bord de la rupture. “Dans les premières heures, dans les premiers jours de ce genre d’actes terribles, l’heure doit être au recueillement. Je vous avoue que c’est fatiguant, c’est même choquant d’être amenée à non pas commenter la situation là-bas, mais à en être à commenter les tweets de je ne sais pas qui sur je ne sais pas quoi ici”, regrette-t-elle. LFI a mis 48 heures à condamner clairement l’attaque du groupe palestinien sur des civils israéliens.

“Je ne sais même plus quoi vous dire sur Jean-Luc Mélenchon. J’ai l’impression que lui et son camp sont dans une stratégie de conflictualisation permanente.”

Marine Tondelier

sur France Culture

La secrétaire nationale des Verts prend soin de préciser qu’elle “ne pense pas” que le leader Insoumis et ses fidèles “représentent toute La France insoumise”. Le député François Ruffin a en effet qualifié le Hamas d’organisation terroriste, quand la présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot, a refusé de le faire. Il y aura un avant et un après ces déclarations, veut croire Marine Tondelier. “Oui, c’est un problème. Oui, ça laissera des traces et ça aura des conséquences. Je ne pense pas qu’il faille décider ça dans l’urgence, mais évidemment que ça choque beaucoup de monde et je ne pense pas être la seule”, pointe la conseillère municipale d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

“Nous sommes majoritaires à avoir envie que ça se passe bien, que ça s’appelle Nupes ou pas”, affirme-t-elle. “Si à un moment, il faut que ça s’appelle autrement… Ça restera l’union de la gauche et des écologistes, sous un nom ou sous un autre. Peut-être qu’à un moment faudra en arriver là”, imagine-t-elle.



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