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«On était comme des parias» : l’amertume de féministes juives, empêchées de manifester contre les violences faites aux femmes

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La guerre entre le Hamas et Israëldossier

Un collectif formé après le 7 octobre pour porter la voix des victimes israéliennes affirme avoir été tenu à l’écart de la manifestation parisienne samedi 25 novembre contre les violences faites aux femmes. La ministre de l’Egalité a notamment réagi.

«Nous étions là pour dire : “Femmes juives, on vous croit», résume Sarah, 38 ans, l’une des fondatrices de Nous vivrons. Samedi 25 novembre, à l’appel de ce collectif formé après le 7 octobre, et composé d’anciens militants de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et de SOS Racisme, quelque 200 personnes, en majorité des femmes d’origine juive, s’étaient rassemblées pour «porter la voix des victimes israéliennes du Hamas et dénoncer le silence assourdissant des associations féministes». Sauf que les manifestantes, armées de pancartes «Metoo unless you are a Jew» ou «Féministes, votre silence vous rend complices», affirment ne pas avoir pu quitter la place de la Nation pour rejoindre le cortège parisien contre les violences faites aux femmes.

«Alors qu’on faisait le tour de la place en attendant le démarrage de la manif, on a été prises à partie par des mecs du NPA et de Révolution permanente», raconte Léa, 48 ans, revêtue, comme la plupart des participantes, d’un jogging gris taché de rouge à l’entrejambe rappelant le sort tragique de Naama Levy, 19 ans, violée puis exhibée par des militants du Hamas dans les rues de Gaza. Une dizaine de membres du Service de protection de la communauté juive (SPCJ), qui encadrait le cortège, se sont alors

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