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«On me prévoyait une décapitation» : après le meurtre de Thomas à Crépol, la maire de Romans-sur-Isère a reçu des menaces de mort

Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, en 2020. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

Marie-Hélène Thoraval a notamment reçu sur les réseaux sociaux un message où un individu la prévenait qu’il «jonglerait avec son crâne», «d’ici un mois».

«On me prévoyait une décapitation.» Plus de deux semaines après le meurtre de Thomas dans la Drôme, Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, dont sont originaires les principaux suspects de l’attaque sur le bal d’hiver de Crépol, a indiqué auprès de nos confrères de BFMTV avoir reçu des menaces de mort, confirmant une information dans une interview au Figaro .

«J’ai reçu hier matin deux appels anonymes auprès du standard de la mairie, avec des messages relevant de l’intimidation, me demandant si je disposais d’une kalachnikov chez moi et si j’avais des gardes du corps», a-t-elle d’abord décrit. «C’est monté d’un cran dans l’après-midi, où j’ai reçu un message privé sur Instagram, précisant qu’on me prévoyait une décapitation (…) et que cette décapitation fait qu’on jonglerait avec mon crâne, et que ce serait fait d’ici un mois.»

«Facho»

La maire divers droite indique également avoir été traitée, «dans ces messages, de facho». «J’imagine d’où ça vient (…) Les termes qui reviennent dans la menace de mort correspondent à des méthodes qu’on peut facilement identifier», a-t-elle indiqué. À la suite de ces messages, Marie-Hélène Thoraval a porté plainte. Ces menaces ne la décourageront pas: «Je suis tellement encouragé à dire tout haut ce que les gens disent tout bas que je vais continuer».

La maire DVD a multiplié les prises de parole à la suite du meurtre de Thomas, dans la nuit du 18 au 19 novembre. L’édile avait notamment jugé que «ne pas communiquer les prénoms» des agresseurs présumés dès le début de l’enquête était «indécent», et que cela n’avait fait que «renforcer la stigmatisation». Elle avait également réclamé «que le caractère raciste qui a été manifesté par les attaquants» soit retenu par la justice, tout en appelant à «arrêter de pratiquer la culture de l’excuse» pour les délinquants.

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