Business

Planification écologique en direct : Emmanuel Macron détaille des mesures pour « bâtir une écologie à la française »

Qui est Antoine Pellion, le secrétaire général à la planification écologique ?

Antoine Pellion a pris les fonctions en juillet 2022 d’un nouveau poste auprès de la première ministre, Elisabeth Borne, celui de secrétaire général à la planification écologique. Son objectif est de « coordonner l’élaboration des stratégies nationales en matière de climat, d’énergie, de biodiversité et d’économie circulaire », avait expliqué, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement.

M. Pellion, diplômé de l’Ecole des mines, s’est déjà frotté à de nombreux ministères, en spécialiste des questions d’énergie qu’il est. Entré dans la haute administration comme conseiller de Ségolène Royal, c’est en 2014 qu’il fait la connaissance de Mme Borne, alors directrice du cabinet de la ministre socialiste de l’environnement. Trois ans plus tard – il est alors conseiller (environnement, énergie et transports) à l’Elysée –, quand il se plonge dans des dossiers complexes (comme le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à côté de Nantes), c’est avec Mme Borne, alors ministre des transports, qu’il travaille.

Il a travaillé chez Total, puis pour la compagnie nucléaire Areva. Ces deux entreprises ne sont guère appréciées dans la sphère écologiste. « Dans les deux cas, en 2005 chez Total, comme deux années plus tard sur le chantier de l’EPR en Finlande, il s’agissait de stages », s’est défendu l’intéressé.

Le nucléaire est un des credo de M.Pellion. « C’est quelqu’un de compétent, qui connaît bien ses dossiers, ouvert au dialogue, mais il a une vision très technocentrée. Quand on lui parle “sobriété”, il répond toujours qu’on ne peut pas imposer quelque chose aux gens, que la sobriété est vécue comme une contrainte, raconte Anne Bringault, coordinatrice des programmes du Réseau Action Climat. Et il est clairement pronucléaire, pro-EPR. Il sortait tout le temps un petit schéma, qu’il avait lui-même dessiné, pour démontrer la nécessité du nucléaire. »

Affirmant n’avoir jamais été encarté dans un parti, c’est en 2019 qu’Antoine Pellion franchit le pas en rejoignant son ami Stanislas Guerini, alors délégué général de La République en marche. Il adhère au mouvement et dirige la campagne des élections municipales de 2020, séduit par « l’approche concrète de la transition écologique et [la] volonté de la mettre en œuvre » d’Emmanuel Macron, qu’il avait connu quand il était en poste au ministère de l’économie, durant le quinquennat de François Hollande.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button