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Punaises de lit : «C’est vrai que les cas s’accumulent» dans les écoles, reconnaît Gabriel Attal

Le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal a admis vendredi 6 octobre une accumulation des cas de punaises de lit dans les établissements scolaires, évoquant notamment le cas du lycée parisien Elisa-Lemonnier ou les enseignants ont exercé leur droit de retrait.

«Il y a un peu plus d’une quinzaine voire dix-sept établissements dans lesquels on a détecté à divers niveaux des punaises de lit», a révélé le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal vendredi 6 octobre sur le plateau de C à Vous sur France 5. Sept établissements sont actuellement fermés pour ce motif, a-t-il ajouté, indiquant avoir tous les soirs un point actualisé sur la situation.

«C’est vrai que les cas s’accumulent», a-t-il admis, indiquant qu’une réponse immédiate devait survenir face à ces cas d’invasions : «Il faut que dans les 24 heures on puisse avoir des établissements traités», a-t-il préconisé.

La situation du lycée Lemonnier réglée «ce week-end»

En l’occurrence, le lycée parisien Elisa-Lemonnier verra sa situation réglée «ce week-end», a affirmé Gabriel Attal. Les enseignants de l’établissement situé dans le 12e arrondissement avaient exercé leur droit de retrait après la découverte de punaises de lit dans le CDI (Centre de documentation et d’information).

«Sur la situation précise de Lemonnier, je comprends d’abord l’inquiétude sur ce sujet», a déclaré le ministre.

«Jusqu’à maintenant, il n’y avait pas de suivi national sur cette question au ministère de l’Éducation nationale. J’ai décidé en début de semaine d’activer une cellule nationale de suivi sur la situation des punaises de lit dans les établissements», a-t-il poursuivi.

Un protocole national en trois étapes

Face à l’invasion, Gabriel Attal préconise un protocole national en trois étapes : détecter, isoler, et traiter. «Il faut que les établissements puissent tout de suite avoir des contacts à appeler pour intervenir, et c’est le cas avec le protocole que nous avons mis en place», a-t-il souligné. 

Mais quid des moyens financiers pour les interventions ? «Les établissements ont des fonds pour ce type de situation, qui leur permettent de payer», a expliqué le ministre de l’Éducation nationale, évoquant toutefois de potentielles difficultés financières liées à la fin de l’année, face à des sommes si importantes.

«Normalement c’est la compétence des collectivités locales», mais en cas de difficultés, le ministère de l’Éducation se chargera des frais, a-t-il assuré. «On ne peut pas accepter de laisser de telles situations se répandre», a conclu Gabriel Attal.

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