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Seine-Maritime : un formateur d’une école de police suspendu après avoir soumis des élèves à un simulacre de noyade

“La police nationale, y compris dans ses écoles, doit respecter les règles comme tout le monde”, a réagi le ministre de l’Intérieur, jeudi sur France 2. L’homme visé par ces accusations sera convoqué en fin de semaine.


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L'entrée de l'école de police située à Oissel (Seine-Maritime). (GOOGLE STREET VIEW)

Un formateur de l’école de police d’Oissel (Seine-Maritime), près de Rouen, a été suspendu après la diffusion d’une vidéo montrant un simulacre de noyade imposé aux élèves, a annoncé la police nationale, jeudi 30 novembre. Cette vidéo, révélée par Le Parisien et BFMTV, montre des élèves de cette école accroupis le long d’un mur, un tissu noir sur la tête. On leur verse de l’eau tandis qu’on leur demande de chanter La Marseillaise. La police nationale a expliqué qu’il s’agissait d’une “initiative d’un formateur en école de police”, dans un message posté sur le réseau social X.

“Ce comportement et cette méthode ne peuvent pas être tolérés et sont fermement condamnés par la direction générale de la police nationale”, a ajouté l’institution. Celle-ci a annoncé une enquête administrative de l’IGPN, la “suspension du formateur en techniques de sécurité en intervention (FTSI)”, et la convocation du directeur de l’école par le directeur général de la police nationale (DGPN).

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VIDEO. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur


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“J’ai demandé qu’on suspende en effet ce formateur, de convoquer le directeur de l’école de police d’Oissel, a déclaré sur France 2 le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, jeudi matin. Il sera convoqué d’ici la fin de la semaine, on tirera d’ailleurs les conséquences”. Le ministre a également ajouté que “la police nationale, y compris dans ses écoles, d[evai]t respecter les règles comme tout le monde”. Il n’y aucune “possibilité de faire ce genre de choses absolument inacceptables”.

Interrogée sur franceinfo jeudi après-midi, Sonia Fibleuil, porte-parole de la police nationale, explique qu’il est nécessaire pour les élèves policiers de s’entrainer au tir en conditions de stress. “Lorsqu’on est sur le terrain, on intervient toujours en situation de stress. À partir du moment où on sort son arme, c’est forcément une situation de stress”, explique-t-elle. La porte-parole rappelle cependant que cet état de stress ne peut en aucun cas être obtenu avec de telles pratiques. “Nous condamnons fermement les faits tels qu’ils sont montrés dans cette vidéo.”

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Sonia Fibleuil, porte-parole de la police nationale


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