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“Stop aux imports de miel à bas prix” : des apiculteurs français lancent un cri d’alarme

Une délégation a été reçue au ministère de l’Agriculture afin de réclamer des aides d’urgence.


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Des apiculteurs sur la place de la République, à Paris, le 30 novembre 2023. (ERIC BRONCARD / HANS LUCAS / AFP)

Faire le buzz pour sauver leur business. Une petite centaine d’apiculteurs français, qui estiment être étranglés par les importations de miel à bas prix, se sont mobilisés jeudi 30 novembre place de la République, à Paris, pour alerter sur leur situation et demander des aides d’urgence. Certains sont venus en combinaisons, d’autres avec leur enfumoir et avec des pancartes “Stop aux imports de miel à bas prix”. Une délégation a été reçue au ministère de l’Agriculture.

“La vraie difficulté, c’est de commercialiser nos produits”, a expliqué lors d’un point-presse Manuel Roger, un des apiculteurs à l’origine de la mobilisation. Il produit 60 à 70 tonnes de miel par an sur son exploitation dans l’Indre et, habituellement, a écoulé les trois quarts de sa production à cette époque. Cette année, “j’en ai vendu cinq tonnes pour l’instant”, a-t-il dit. “Les stocks des négociants sont pleins, le miel ne se vend pas.”

Une aide d’urgence forfaitaire

Les Français consomment en moyenne 45 000 tonnes de miel par an, tandis que 20 000 tonnes sont produites en moyenne dans le pays, selon la Confédération paysanne, qui a appelé à cette manifestation avec le soutien de l’Union nationale de l’apiculture française, du Syndicat national d’apiculture et de la Fédération française des apiculteurs professionnels. Les importations sont donc nécessaires.

Mais “c’est la première fois qu’on a autant de miel sur les fermes qu’on n’arrive pas à vendre”, relève Laurence Marandola, porte-parole de la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole français, lors du même point-presse. Les apiculteurs mobilisés demandent notamment une aide d’urgence forfaitaire à la trésorerie, estimée à environ 50 millions d’euros, ainsi que la mise en place d’un prix minimum d’entrée sur le territoire ne pouvant être inférieur au prix de revient en France.



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