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Treize membres de l’ultradroite interpellés après des tags de croix gammées à Paris

Treize personnes appartenant à des mouvances d’ultradroite, dont sept « fichées S », ont été interpellées samedi 25 novembre au soir pour avoir tagué des croix gammées au sol dans le quartier de Wagram, dans le 17ᵉ arrondissement de Paris, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source policière. Les personnes ont été arrêtées en flagrant délit.

Le parquet de Paris, qui a confié les investigations au commissariat du 17ᵉ arrondissement, a précisé à l’AFP que les treize personnes avaient été arrêtées pour dégradation ou détérioration du bien d’autrui « en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion » et pour « provocation publique à la haine, à la violence ou à la discrimination raciale ».

Etre fiché « S » ne signifie pas que la personne fait l’objet d’une surveillance active, mais qu’elle a été, à un moment, soupçonnée, pour des raisons diverses et sans pour autant avoir commis de délit ou de crime, de vouloir porter atteinte aux intérêts de l’Etat.

Ces interpellations interviennent dans un contexte de forte montée des actes antisémites en France depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

Un contexte tendu

Plus de 1 500 actes antisémites ont été commis dans le pays entre le 7 octobre et le 14 novembre, date de publication par les autorités des derniers chiffres. Cela représente « l’équivalent de trois fois ceux recensés en 2022 », avait dit le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Yonathan Arfi, le 19 novembre.

Les faits interviennent aussi alors que des militants d’ultradroite ont défilé samedi en début de soirée à Romans-sur-Isère (Drôme), après le décès de Thomas, lycéen de 16 ans, mortellement blessé lors d’un bal à Crépol (Drôme). La police a arrêté 20 manifestants, dont 17 ont été placées en garde à vue « à la suite de violences contre les forces de l’ordre », a dit la préfecture de la Drôme à l’AFP. Des militants d’ultradroite, qui mènent depuis le drame de Crépol une campagne virulente sur les réseaux sociaux, ont aussi diffusé des images de cortèges, qu’ils présentent comme « spontanés en hommage à Thomas », avec des drapeaux français. Les vidéos ont été tournées selon eux à Valence vendredi soir.

Le Monde avec AFP

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