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Trois membres de la «commission parentalité» d’Aurore Bergé, même pas installée, démissionnent

La proposition de la ministre des Familles de créer des travaux d’intérêt général pour les parents défaillants fait réagir. Au moins trois chercheurs de la «commission parentalité» ont annoncé leur démission ce lundi 11 décembre. L’entourage d’Aurore Bergé minimise.

A peine créée, la commission d’experts chargée de conseiller le gouvernement en matière de parentalité traverse de gros remous : plusieurs membres de ce cénacle ont annoncé lundi 11 décembre leur démission, dénonçant l’angle «répressif» retenu par l’exécutif. Une première réunion s’est tenue dans la matinée de lundi à Paris au cours de laquelle au moins trois chercheurs et spécialistes ont fait part de leur décision de quitter cette commission, a-t-on appris auprès des intéressés et du cabinet de la ministre des Familles Aurore Bergé, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Avec le sociologue Claude Martin et la chercheuse au CNRS Agnès Martial, «nous avons indiqué à la ministre (Aurore Bergé) que nous déplorions le fait que les travaux annoncés soient placés sous l’égide de méthodes répressives et soient présentés comme une réponse aux émeutes de juin dernier», a déclaré la sociologue de la famille Irène Théry, assurant que d’autres membres de cette commission étaient, comme eux, très «réservés».

Dans le collimateur des trois chercheurs, l’interview accordée par Aurore Bergé à La Tribune Dimanche ce week-end, dans laquelle la ministre a annoncé la mise en place de travaux d’intérêt général «pour les parents défaillants» et la création de la commission en question. Co-présidée par le pédopsychiatre Serge Hefez et Hélène Roques, autrice du livre «Sauvons nos enfants», l’instance comptera en son sein «des démographes, des magistrats, des pédopsychiatres, des philosophes», avait précisé la ministre dans les colonnes de l’hebdomadaire.

«Une vocation inverse à surveiller et punir»

Contacté par l’AFP, l’entourage d’Aurore Bergé a dit «prendre acte» de la décision des trois chercheurs, jugeant le terme de démission «un peu exagéré dans la mesure où la commission n’est pas encore officiellement installée». «On a la volonté d’engager rapidement les travaux de la commission dans le cadre qui est défini», souligne-t-on de même source, insistant sur le caractère indépendant de la commission appelée à rendre ses conclusions d’ici à juin. Serge Hefez et Hélène Roques n’ont pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat.

Dimanche, sur RMC, Serge Hefez avait «regretté» l’annonce concomitante de «mesures coercitives» de la part de la ministre, visant les parents, et le «lancement de cette commission» ayant, selon lui, «une vocation inverse à surveiller et punir».

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