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Attaque à Paris : un touriste allemand tué et deux passants blessés, le parquet national antiterroriste saisi

L’assaillant, un Français né en 1997, avait été condamné à quatre ans de prison en 2016 et restait suivi par la DGSI. Suivi pour des troubles psychiatriques, il aurait crié «Allah Akbar» avant d’être interpellé. Le parquet national antiterroriste s’est saisi des faits.

Un homme a été tué, et deux autres personnes ont été blessées, ce samedi 2 décembre au soir, dans l’ouest de Paris, à deux pas de la Tour Eiffel. Le suspect, un homme français né en 1997 à Neuilly-sur-Seine, a été interpellé par la police. Il était «connu pour islamisme radical et troubles psychiatriques», selon une source policière à l’AFP.

Les faits commencent peu après 21 heures, dans le XVIe arrondissement de la capitale, selon le récit fait par Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur les lieux en fin de soirée. Le suspect «aurait porté plusieurs coups de couteau à un homme dans la rue, lequel est décédé de ses blessures», a annoncé le parquet de Paris à Libération. La victime est un ressortissant allemand, qui était accompagné de sa femme, a déclaré le ministre de l’Intérieur, qui a ajouté que la femme n’a pas été attaquée physiquement, mais est extrêmement choquée.

Selon Gérald Darmanin, «l’intervention d’un chauffeur de taxi» met fin à cette première partie de l’attaque, et un appel au 17, aux alentours de 21 h 15, déclenche l’arrivée de policiers du XVIe arrondissement. Ils poursuivent le suspect sur le pont de Grenelle, jusqu’au XVe arrondissement, qui se trouve de l’autre côté de la Seine. Le suspect a alors eu le temps d’agresser, avec un marteau, deux autres personnes, «dont la vie ne serait pas en danger», précise le ministre : «Une personne serait de nationalité étrangère, l’autre serait un homme français d’une soixantaine d’années.» Finalement, un policier fait usage à deux reprises de son pistolet à impulsion électrique (de type Taser), ce qui permet d’interpeller le suspect. Le parquet de Paris a d’abord confié une enquête à la brigade criminelle pour assassinat et tentatives d’assassinat. Mais après minuit, le parquet national antiterroriste (Pnat) se saisissait de l’enquête, selon l’AFP.

Le suspect aurait crié «Allah Akbar» à plusieurs reprises, d’après le ministre, et déclaré aux policiers ne supportait pas que des musulmans soient tués dans le monde. Il avait été condamné en 2016 à quatre années de prison pour avoir «voulu passer à l’action violente», a poursuivi Gérald Darmanin. Puis était «sorti de prison en 2020 et suivi administrativement par la DGSI», a indiqué le locataire de la place Beauvau, qui a ajouté que l’assaillant souffrait de «troubles psychologiques» et était «sous traitement».

La Première ministre Élisabeth Borne a adressé ses « pensées » « à la victime, aux blessés et à leurs proches ». « Nous ne céderons rien face au terrorisme. Jamais », a-t-elle dit sur X (précédemment Twitter).

Plus tard dans la nuit, Emmanuel Macron a adressé ses « condoléances à la famille et aux proches du ressortissant allemand décédé ce soir ». Dans un post sur X, le chef de l’État a dit « penser avec émotion aux personnes actuellement blessées et prises en charge » et a remercié les « forces de secours qui ont permis d’interpeller un suspect avec célérité ».

« Le parquet national antiterroriste désormais saisi aura la charge de faire toute la lumière sur cette affaire pour que justice soit rendue au nom du peuple Français », a t’il ajouté.

Mise à jour le 3 décembre à 0h15 avec les précisions de Gérald Darmanin.

Mise à jour le 4 décembre à 5h45 avec le message d’Emmanuel Macron.



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