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Un trafic de chardonnerets élégants démantelé en région parisienne

Le chardonneret élégant, présent dans nos jardins au printemps et en été, est très prisé pour son chant et ses couleurs vives.

Un réseau de trafic international de chardonnerets élégants a été démantelé mardi 3 octobre en région parisienne, où des dizaines d’oiseaux de cette espèce prisée pour son plumage et son chant mélodieux, mais menacée de disparition, ont été retrouvés, ont annoncé mercredi les enquêteurs.

« Un peu moins de 350 oiseaux ont été découverts dont 63 spécimens protégés dont la détention est interdite (des chardonnerets élégants en majorité, mais aussi des spécimens de linotte mélodieuse, de verdier d’Europe et de serin cini) », ont précisé l’Office français de la biodiversité (OFB) et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) dans un communiqué. Les oiseaux « ont été saisis par les autorités, ainsi que plus de 9 000 euros en liquide et du matériel servant à capturer les oiseaux dans la nature », ajoutent les deux offices.

Ces perquisitions, qui ont « permis de révéler une boutique clandestine », ont été menées mardi « en proche banlieue parisienne afin de démanteler un trafic international de chardonnerets élégants » dont les premières traces sont apparues en 2021 grâce à « des contrôles réalisés dans le milieu des oiseleurs parisiens par l’OFB et la douane ».

Le chardonneret élégant est un petit oiseau partiellement migrateur, présent dans nos jardins au printemps et en été, très recherché pour son chant et ses couleurs vives. A l’automne, certaines populations migrent pour passer l’hiver en Afrique du Nord. Le chardonneret élégant est en voie de disparition au Maghreb et en forte régression en France métropolitaine à cause du braconnage et du trafic. Les acheteurs clandestins en offrent « entre 150 et 450 euros, en fonction de la beauté du plumage et du chant », ont expliqué les enquêteurs.

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L’enquête sur ces soupçons de « trafic d’espèces protégées en bande organisée » s’est élargie en janvier 2023, quand elle a été confiée à un juge d’instruction du tribunal de Paris, permettant de déployer des moyens de surveillance accrue et de mener des investigations internationales. Aucun détail n’a été communiqué sur le nombre de suspects arrêtés.

Les sanctions pénales pour le trafic d’espèces protégées ont été renforcées en 2016 en France, avec des peines maximales encourues de trois ans de prison, sept pour du trafic en bande organisée. Mais les condamnations à de la prison restent rares, regrettent les associations. En 2022 à Marseille, un vendeur interpellé sur un marché avait été condamné à six mois ferme.

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Le Monde avec AFP

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