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Une «expérimentation d’ampleur» sur l’uniforme à l’école sera annoncée avant la fin de l’année, déclare Gabriel Attal


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Le ministre de l’Éducation nationale a précisé ce mercredi sur France Info son plan visant à «élever le niveau de l’école».

Au lendemain de la présentation du «choc des savoirs», le ministre de l’Éducation nationale a précisé ce mercredi sur France Info les contours de son plan visant à provoquer «un sursaut pour l’avenir de notre école». Et a annoncé le lancement d’une «expérimentation d’ampleur» sur le port de l’uniforme à l’école. Cette dernière sera détaillée d’ici les fêtes de Noël, a ajouté Gabriel Attal, qui veut que les familles n’aient pas à payer le prix des tenues. «Je ne suis pas encore convaincu que ce soit une solution qui permettrait de tout régler (…) Il y aura un vrai suivi de recherche pour mesurer l’efficacité de cette expérimentation», a-t-il expliqué.

Une autre mesure concerne la suppression, dès cette année, du décrié «correctif académique», qui permet l’harmonisation à la hausse des notes du bac et du brevet. «Nous sommes prêts à ce que les taux de réussite baissent. Les résultats aux examens doivent refléter le niveau réel des élèves», a justifié Gabriel Attal. «Et j’assume qu’on aura probablement un taux de réussite qui baissera au bac et au brevet», a-t-il ajouté, alors que les résultats des élèves français atteignent des sommets depuis la réforme du bac menée par Jean-Michel Blanquer – 91% de réussite au bac 2023. «C’est la fin du collège uniforme, celui qui ne tient pas compte de l’hétérogénéité», a-t-il conclu.

Faire du «sur mesure»

De même, pour faire progresser les élèves en mathématiques – leur niveau dégringole, selon le dernier classement Pisa – et en français, l’ex-ministre délégué aux Comptes publics a annoncé, mardi, la création de groupes de niveau dans ces matières dès 2024 en sixième et en cinquième, avec des effectifs réduits pour les groupes d’élèves les plus en difficulté. Cette organisation sera étendue en 2025 aux classes de quatrième et troisième. Concrètement, a détaillé ce mercredi le ministre, les élèves passeront un «test de positionnement» et seront répartis par groupe selon leurs résultats.

Ces groupes seront «flexibles». Autrement dit, un élève peut changer de groupe en cours d’année selon qu’il progresse ou régresse. «L’objectif, c’est de faire du sur-mesure», a ajouté Gabriel Attal. Ces enseignements en groupe de niveau représenteront un tiers de l’emploi du temps des élèves. Dans les groupes d’élèves en difficulté, le nombre de collégiens «ne sera pas élevé».

Pour mener à bien cette mesure, le ministère va devoir recruter des enseignants dans les deux matières. Une gageure, alors que les concours attirent de moins en moins de candidats. À dessein, Gabriel Attal compte revaloriser les salaires des enseignants et réformer leurs conditions de formation et d’exercice.

«Sursaut mathématiques»

Enfin, l’ancien porte-parole du gouvernement a dessiné les contours de la nouvelle épreuve anticipée de mathématiques et de culture scientifique que les élèves de première passeront à partir de l’année scolaire 2025-2026. «Il faut un sursaut mathématique en France. Si on veut que notre pays garde sa souveraineté technologique, numérique, qu’on veut des bons ingénieurs, il faut un sursaut», a justifié l’ex-ministre délégué chargé des Comptes publics.

Selon Gabriel Attal, cette épreuve surtout «symbolique», selon ses propres mots, permettra «de rehausser le niveau d’exigence en amont». Cette épreuve sera écrite. Et il pourrait y avoir deux sujets, selon qu’un élève a choisi la spécialité mathématiques ou non.


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