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Violences sexistes et sexuelles dans les transports : la RATP inaugure son premier « lieu sûr »

Île-de-France Mobilités et la RATP ont inauguré, mercredi 6 décembre, à la station Auber – sur la ligne du RER A –, le premier « lieu sécurisé » du réseau de transport francilien. Il a vocation à permettre aux femmes victimes ou menacées de « violences sexistes et sexuelles » d’être accueillies.

Le lieu, situé au cœur de la station de RER Auber à Paris, est un magasin Relay dont les employés ont été formés par Umay, une start-up qui promet de sécuriser les déplacements dans l’espace public. Toute personne se sentant menacée est censée pouvoir trouver refuge dans ce point d’accueil dénommé « safe place ».

« Nos formations aux employés visent à leur apprendre à la fois à recueillir, rassurer et renseigner », a expliqué lors de l’inauguration Pauline Vanderquand, cofondatrice de la petite entreprise qui a déjà des partenariats avec des collectivités, comme la ville de Rouen, depuis 2022.

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D’autres points d’accueil seront déployés dans les semaines et les mois qui viennent dans le réseau de transports franciliens. « Nous avons proposé aux commerçants présents dans nos zones d’échanges de devenir des lieux sûrs pour les victimes », précise Sandrine Charnoz, cheffe de projet de lutte contre le harcèlement sexuel dans les transports à la RATP.

Neuf femmes sur dix victimes de « harcèlement sexiste ou sexuel » dans les transports

Cette proposition a rencontré un écho favorable au sein du groupe Lagardère, qui gère plusieurs points de vente Relay et Monop’ dans les stations de métro parisiennes, via sa filière Lagardère Travel Retail.

Benoît Verdier, directeur général délégué de l’entreprise, a d’ailleurs annoncé lors de l’inauguration, que l’intégralité de ses points de vente présents sur le réseau RATP serait labellisée « safe place » d’ici à 2024. « Cela concerne trente-cinq points de vente et quatre-vingts employés », dont la formation sera confiée là encore à Umay, précise le responsable.

Ce dispositif est mis en place alors que près de neuf femmes sur dix affirment avoir été victimes de « harcèlement sexiste ou sexuel » dans les transports, selon les chiffres du ministère de la transition écologique. « Quarante pour cent des femmes ne se sentent pas en sécurité sur nos réseaux, c’est inacceptable », a déploré pour sa part Jimmy Brun, porte-parole de la RATP, citant une enquête qui n’a pas encore été publiée, mais qui devrait être présentée début 2024.

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Le Monde avec AFP

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